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EMMANUEL MACRON : UNE « VRAIE » PENSÉE ?


Il y a quelques années, lorsque j’ai ouvert mon blog, mon but était de m’offrir une tribune libre où je pourrais exprimer mes coups de cœur, mes coups de gueule et les choses qui me touchaient dans la vie. J’en profite d’ailleurs pour remercier tous les lecteurs qui m’ont souvent fait part de leurs réactions (positives ou négatives). C’est pour moi un blog d’opinion. J’ai longuement réfléchi avant d’écrire ce billet sur Emmanuel Macron.

Cette introduction énoncée, il me paraît juste de me définir sur le plan politique. Je me présenterais comme un « libéral anonyme ». Je fais partie des 5% d’électeurs fluctuant à droite ou à gauche qui ont fait élire les Présidents de la République, ces trente dernières années. Je ne me suis jamais caché derrière l’alibi du vote blanc, tant il est évident qu’il favorise le candidat représenté le plus fortement après le premier tour. Si je m’observe depuis trente ans, je ne vote pas POUR, je vote pour le MOINS PIRE, sans véritable conviction politique marquée, soutenant celui ou celle susceptible de faire le moins de dégâts possibles à notre pays. Je crois en la liberté d’expression, en la liberté d’entreprendre, en la liberté de penser. A ma modeste échelle, je suis fortement engagé dans la vie économique de mon pays, et ce depuis l’âge adulte. Cela a été la ligne directrice de mon itinéraire depuis l’âge de 20 ans. J’en ai 63 aujourd’hui.

La seule période de ma vie où je me suis engagé politiquement a été en 1976, lorsque je me suis impliqué dans le mouvement des jeunes giscardiens. S’il est effectivement complètement « has been » aujourd’hui, Giscard d’Estaing représentait à l’époque, un courant jeune et libéral, qui sortait de l’emprise traditionnelle posée par De Gaulle, puis son successeur Georges Pompidou. Constatant de l’intérieur, les magouilles politiques qui existaient déjà, même dans ce mouvement (j’offre telle mairie au parti communiste, contre celle-ci, sans me préoccuper de l’investissement de ses militants, ni de l’éthique politique prônée publiquement), je m’en suis vite désintéressé, écœuré, pour ne plus m’engager et m’occuper de la « vraie » vie (famille, travail, en cohérence avec mes idées de partage et de fraternité). Je ne suis adhérent d’aucun syndicat, d’aucun parti politique, d’aucune secte, d’ aucune religion. Je n’appartiens à aucun mouvement ésotérique. JE SUIS LIBRE ET INDÉPENDANT. Néanmoins, je suis inscrit dans mon monde. Passionné de géo-politique, je puis me qualifier comme un libre-penseur et un « homme informé ».

J’ai été interpellé par Emmanuel Macron, sans y porter réellement intention, par quelques mesures économiques qu’il a promulgué lorsqu’il était Ministre de l’Économie et des Finances. Pour moi, c’était un technocrate de plus, tel que nous en avons tant eu. Néanmoins, quelques mots saisis au hasard d’une interview télévisée, avaient attiré mon attention. Il y avait du « bon sens » dans ce qu’il disait.

En aout 2016, sa démission du gouvernement m’a interpelé. Cela sentait l’arrière-pensée politique à plein nez. J’ai commencé à être attentif. La création de son mouvement et ses déclarations n’ont fait que confirmer que ce que j’avais pressenti : son entrée en politique. Puis s’est déroulé toutes les péripéties politiques (de droite comme de gauche) auxquelles le citoyen lambda que je suis a assisté, avec amusement d’abord, puis avec consternation. On se croirait dans une vraie pièce de Feydeau. Il apparaissait de plus en plus clairement qu’il prenait une place dans le paysage politique. Néanmoins, beaucoup de flou était rattaché à sa personne. Que pensait et que penser de cet homme ? Est-il le Enième arriviste de la politique (elle est bonne la soupe!) ? Ou y-a-il un réel fondement ?

Je me suis procuré en janvier son dernier ouvrage « Révolution » pour essayer de comprendre les desseins de cet homme. En tout premier lieu le titre m’a surpris. « Révolution », titre d’un ouvrage par un homme qui ressemble à un jeune cadre dynamique. Cela semblait incongru.

Voici mon opinion. Je suis un écrivain. A ce titre, j’ai beaucoup lu : littérature classique, contemporaine, romans, essais, livres historiques, fantasy, science-fiction. Je dévore tout ce qui me semble de qualité, et je suis extrêmement sensible à la qualité de l’écriture. Il est pour moi facile de déterminer si un texte a été écrit par l’auteur lui-même, ou par un « nègre », souvent journaliste de métier. Les livres de « people » sont souvent de cette veine.

J’ai eu la surprise de lire un texte d’une grande qualité littéraire, rédigé dans une langue très proche des classiques du XIXè siècle. Dans ce domaine on ne peut pas tricher. Sur trois pages peut-être. Sur deux cent cinquante, impossible. En d’autres termes, ce livre a été écrit par un homme disposant d’une vraie culture littéraire. Cela ne s’invente pas. Quelqu’un qui possède une telle qualité littéraire dispose d’un esprit analytique clair, doté d’une bonne organisation de pensée et donc capable d’élaborer et de défendre de puissantes convictions.

D’autre part, ce livre, sans être un programme politique, aborde tous les grands sujets de politique intérieure et extérieure, fruit d’une vision personnelle et non électoraliste. Ce n’est pas un homme de parti. « Révolution » est un livre dans lequel il déroule sa pensée. Elle est claire, fouillée et repose sur des valeurs profondes d’humanisme et de partage. Il transparait qu’il a réfléchi, non pas comme un technocrate, mais comme un citoyen posant sa réflexion sur la société et surtout sur sa mutation. Le chapitre qui m’a le plus frappé est à la fin de l’ouvrage : le chapitre sur la CEE. C’est la première fois, depuis trente ans, que je lis un article clair, cohérent, sans concession, que j’ai compris, qui donne une idée précise de la crise que traverse l’Europe et quelles solutions adopter pour assurer sa sérénité.

On peut être en accord ou non avec son analyse. Pour moi, cela n’est pas la question. La question est de savoir qui a des convictions suffisamment construites et puissantes pour diriger notre pays dans une direction qui le sortira de son marasme ?

Je pense que l’ensemble des citoyens de notre pays cherche un homme de bon sens, ne lui racontant plus d’histoires et portant une ligne de pensée cohérente tout au long de son mandat. Emmanuel Macron me semble porter ces caractéristiques. Je ne sais quel sera le résultat des prochaines élections. Je ne sais si tout cela n’est encore qu’un « écran de fumée » suffisamment bien construit pour masquer une volonté de pouvoir. Pourtant, depuis janvier, je parle autour de moi de mon ressenti sur son livre et je suis attentivement l’évolution de sa campagne.

C’est rigolo. On dirait que tous les politiques de notre pays (de droite comme de gauche) mettent tout en œuvre pour se saborder eux-mêmes, se ridiculisant pour qu’il soit élu. C’est pitoyable, scandaleux, et ne nous donne sûrement pas confiance dans cette vieille classe politique que nous savons maintenant être complètement corrompue. Alors pourquoi pas Emmanuel Macron ? Ce ne sera pas pire que les autres…

Daniel Briez

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LA TERRE EST UN « MERDIER »


Depuis de nombreuses années, je m’interroge sur le sens de la présence de l’Humanité sur cette planète. L’homme a démontré depuis longtemps, les plus beaux et les plus vils aspects de sa présence sur cette terre. Lorsque l’on prend du recul par rapport aux mille évènements qui se produisent chaque jour, on peut s’interroger sur le peu de conscience qui prédomine à ses choix et surtout, on ne peut que constater l’incohérence dont il fait preuve dans ses actes, notamment ses actes fondateurs. Comme si le ferment de l’auto-destruction était inhérent à chaque individu et que, souvent, bien trop souvent, cette pulsion l’amenait à choisir la voie la plus déséquilibrée (par rapport à lui-même bien évidemment), la plus désastreuse dans ses choix quotidiens par rapport à l’accomplissement de lui-même.

Pourtant l’amour est l’énergie dominante de cette terre. Il n’est qu’à regarder de quelle façon une mère ou un père regarde son enfant pour comprendre que l’amour est omniprésent dans chaque individu. Tout être, quel qu’il soit, a reçu l’amour à un moment donné de son existence. Chaque être aspire ainsi à rencontrer l’amour dans sa vie et à en faire son énergie dominante.

Pourquoi alors tellement peu d’êtres s’avèrent capables de poser cela concrètement dans leur vie quotidienne ?

Probablement parce que nous vivons dans une société qui s’est fourvoyée dans des valeurs qui ont été instaurées pour diriger la richesse matérielle vers un tout petit nombre d’individus. Cela a commencé à travers le pouvoir politique des rois accaparant les biens matériels au profit de leur tribu. Ensuite, les religions ont suivi le même itinéraire, privilégiant le développement de leurs propres systèmes économiques pour développer un prosélytisme leur permettant d’accroitre, génération après génération, leur influence sur le pouvoir temporel. Ce mouvement a créé une immense confusion entre positionnement temporel et conscience spirituelle. A tel point que l’homme de la rue, celui qui ne connaissait pas les arcanes du pouvoir, s’est progressivement perdu dans une évaluation des choses l’amenant à entrer dans des schémas directeurs n’offrant plus la possibilité de construire une trajectoire conforme à son ressenti et surtout à son bien-être.

C’est alors que chacun est entré dans une course à la matérialité prônant l’acquisition de biens matériels comme une « religion ». Aujourd’hui, on mesure plus la réussite d’un homme à sa réalisation dans le domaine matériel que dans l’observation des valeurs morales ou spirituelles qu’il véhicule. C’est ainsi que l’Homme a créé un véritable cloaque énergétique sur cette terre.

Bien sûr, et heureusement, subsistent dans notre société des ilots de conscience. Il est vrai que ces êtres sont muselés dans leur expression. Il est fini le temps où un Jésus pouvait devenir un Christ et influencer la trajectoire d’une grande partie de l’Humanité. Si Jésus émergeait aujourd’hui parmi nous, il serait traité de doux rêveur, voire de fomenteur de secte, et très rapidement, on le ferait taire au nom de la salubrité publique.

Alors les hommes de bonne volonté de cette terre se taisent. Ils agissent dans les limites de leur sphère et attendent que l’immense majorité des êtres endormis par les illusions de nos médias s’éveillent et demandent des comptes à leurs dirigeants.

street art in Buenos Aires Photo Serge BRIEZ

street art in Buenos Aires Photo Serge BRIEZ

Pourtant le système ploutocratique, qui est maintenant le système dominant de notre planète, démontre grandement ses limites, ses injustices et ses non-réponses. Mais qui aujourd’hui peux s’élever contre une telle puissance ? Personne.

 Alors cela se traduit, la plupart du temps, par une incapacité du plus grand nombre, et cela dans la plus parfaite bonne foi car peu d’êtres sont foncièrement pervertis, a se regarder. Tout est toujours la « faute » de l’Autre, la « faute » du système, la « faute » du patron ou de l’épouse, la « Faute ». Quand arrivera le temps où le plus grand nombre sera capable de dire: « Ma vie ne me convient pas. Elle est telle que je l’ai créée. Qu’est-ce que j’ai à comprendre pour que je puisse m’épanouir ?

Car telle est la question. La capacité de se remettre en question, dans chaque parcelle de notre vie quotidienne, chaque fois que nous sentons les choses « grincer » autour de nous, chaque fois que l’insatisfaction émerge de nos tripes. Qu’est-ce que j’ai à comprendre?

Si nous faisons cela, alors émerge la capacité inhérente en chacun d’entre nous de comprendre ce que la vie nous apporte, de comprendre que chaque évènement est porteur de conscience, de comprendre que derrière tout cela subsiste une seule et unique énergie: celle de l’amour.

Alors qu’attendons-nous?

Allons-nous laisser notre terre devenir un mouroir, ou décidons-nous d’en faire un espace de liberté et de partage reposant sur la mise en phase de ce que nous sommes avec les évènements que nous créons chaque jour?

Telle est la question que nous pose notre terre aujourd’hui.

Buenos Aires, Photo Serge Briez

Buenos Aires, Photo Serge Briez

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