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LA CRÉATION : LE PROCESS ÉNERGÉTIQUE


Le propos de cet article est de détailler les éléments qui composent le process énergétique de la création et leur mise en œuvre, afin d’aboutir à l’acte de création. Cet exposé touche absolument tous les types de création, qu’elles soient infimes (comme le fait de prendre son petit déjeuner le matin) jusqu’à des projets de très grande envergure mettant en jeu la trajectoire d’évolution de la vie et de la conscience.

 

Les éléments constitutifs du process de création

Plusieurs éléments sont à prendre en compte :

– Vos codes identitaires
Il s’agit des caractéristiques énergétiques issues de l’union génétique parentale, associées aux informations (issues de votre expérience antérieure, future et simultanée 1) qu’a choisies l’âme, pour entrer en incarnation humaine et expérimenter un certain nombre d’aspects, définis au préalable par elle-même. A noter que le choix énergétique des parents géniteurs ne relève pas d’un caractère fortuit ou hasardeux, mais bien d’une définition vibratoire précise (même si vous n’en avez pas conscience ou que vous le refusiez), en vue d’obtenir un résultat qui a abouti à la création du corps humanoïde lui-même.

Ces codes définissent toutes vos caractéristiques vibratoires. Elles conditionnent votre profil physique, émotionnel, psychologique et spirituel dans l’objectif de réaliser une expérience d’incarnation précise. Ils définissent à la fois vos talents et vos aptitudes physiques, psychologiques et mentales, ainsi que les points de tension et d’inconfort qui vous habitent (vos déséquilibres). Ces derniers sont au moins aussi importants que vos aptitudes et qualités naturelles. C’est à travers leur intégration en conscience et leur équilibrage que vous évoluez le plus rapidement, et que votre conscience peut ainsi changer de paradigme. Cette évolution constitue la raison d’être du processus d’incarnation.

Les codes identitaires sont les filtres de lecture de la Réalité de la vie. Ils filtrent la nature et le contenu des informations transmises par le contact que vous avez avec l’environnement, et crée votre réalité subjective. Ils retiennent et rendent accessibles ces informations pour faire évoluer la perception du monde qui vous entoure et celle que vous développez de vous-même. Cette perception se nomme la conscience.

– Les informations de l’environnement
Je compare la masse que constituent ces informations à un véritable océan tant est considérable le volume des informations disponibles. En effet, elle est composée des informations et des fréquences émises par tous les membres de l’Humanité, d’un ensemble d’informations intangibles tel que les fréquences stellaires émises par les planètes et les étoiles de notre galaxie, celles émises par les radiations luminiques de tous ordres, par la fréquence de chaque particule de matière, les fréquences émises par les actions de tout être vivant, etc. Nous pouvons comparer cette immense source de données à un océan dans lequel nous baignons.

Le corps humain filtre cette masse de données afin que la conscience (celle de l’humain qui prend conscience de lui-même) ne se dilue pas dans l’Informel (le sans-forme). Ce filtre crée une forme qui prend sa qualification à travers deux composantes : la composition biologique, vibratoire et cellulaire du corps humanoïde ainsi que par les actions qu’il initie. Sans cette matière, il se diluerait dans l’Indifférencié, et ne pourrait dérouler sa trajectoire de conscience. Toute direction donnée nécessite une forme pour se définir et se mettre en mouvement. Elle définit ainsi le sens de  l’expérience.

– Le filtre personnel que constitue les codes identitaires
Une bonne maitrise de la trajectoire de vie nécessite une parfaite compréhension et une bonne assimilation des codes identitaires. Le processus d’assimilation des codes identitaires constitue la partie la plus laborieuse et la plus contraignante de l’espace-temps de vie. Autrefois, elle nécessitait la mobilisation de la quasi totalité des ressources physiques, mentales et matérielles avant d’aboutir à la propre définition de son être. La plupart du temps, cela ne se produisait qu’à un âge avancé. Aujourd’hui, l’âge d’intégration intervient parfois plus tôt pour certains individus. L’utilisation réelle (sans le filtre des illusions construites par l’ego) de l’outil que constitue le corps physique est formatée par les codes identitaires. La parfaite connaissance et la bonne intégration de ces codes constituent la condition sine qua non d’une trajectoire de vie satisfaisante et heureuse pour l’individu. Avant ce stade, la vie s’exprime comme étant un laboratoire d’intégration dont l’action se déroule de point de tension en point de tension. Se crée ainsi une trajectoire de vie parsemée de peines, d’angoisses, d’insatisfactions et de frustrations, car il existe un écart important entre ce que notre corps nous suggère et ce que nous aimerions faire, et notre réalité quotidienne . Ces difficultés servent de fondations à l’expérience d’incarnation et vous donne la possibilité de comprendre votre rapport au monde. Elles affinent ainsi la perception que vous avez de vous-même, celle que vous avez de votre environnement et celle de la nature des qualités énergétiques et de ses mécanismes que vous utilisez et développez pour transformer la matière. A l’issue de ce processus, l’humain découvre le sens de ses codes et son propre mode d’emploi.

L’écueil de ce process réside dans l’interface sociale (l’ego) que vous créez pour faire face à l’avalanche des tensions constituant votre première phase d’apprentissage pendant la période qui commence à la naissance et se poursuit jusqu’à l’état d’adulte responsable. Je mets le mot « responsable » en caractères italique, car nous ne pouvons pas dire qu’un individu est réellement responsable tant qu’il est dirigé par les pulsions émotionnelles et illusoires qu’émet l’ego en mal de reconnaissance.

La présence de l’ego est fondamentale pour l’équilibre de l’individu dans la mesure où la charge énergétique que crée l’afflux de stimuli généré par l’environnement, rendrait fou et désorienté quiconque n’en disposerait pas. Néanmoins, en connaître les composants et la réelle nature permet de ne pas se faire piéger dans des formes d’idéation illusoires que génère ce filtre en prenant la « réalité filtrée » pour la vraie Réalité. C’est la gestion entre la vraie Réalité et la réalité filtrée (parasitée par l’ego) qui donne les meilleures trajectoires d’évolution de la conscience.

– Le filtre personnel créé par le contact avec l’environnement
Dès la naissance, l’humain est soumis à un certain nombre de pressions codales. En tout premier lieu, des systèmes de croyance s’impriment dans le profil vibratoire de l’enfant par le biais de ce que ses géniteurs pensent qu’il est bon pour lui et son insertion dans la société. Ils sont variables selon les zones géographiques et ethniques de naissance. Naitre de sexe féminin aujourd’hui en Inde porte une charge énergétique différente de celle de naitre en France. L’environnement du Moyen-Age a été différent de celui de notre époque contemporaine. Autant de paramètres énergétiques qui ont une grande influence sur la construction de nos systèmes de croyance.

Les systèmes de croyance parentaux sur le mode éducatif d’un enfant constituent les premières informations qui parasitent et altèrent nos codes identitaires. Le contenu des références culturelles de notre environnement nous transforme également avec une intensité plus ou moins grande, selon les codes de lecture évènementiels générés par nos codes identitaires et les filtres que nous portons. Si nous entrions totalement en opposition avec  notre environnement, par la simple expression de nos codes identitaires, nous mettrions pratiquement notre existence-même en jeu, en créant une tension insupportable. Au fur et à mesure de notre croissance, nous nous conformons de plus en plus à ces codes extérieurs, qu’il en soit conscient ou non, afin de nous créer un environnement sympathique et agréable possible. Au moment où notre indépendance s’éveille (à l’adolescence), nous entamons une période de construction plus autonome, qui se préoccupe plus de nos envies (provenant en grande partie de l’impulsion issue de nos codes identitaires, mais encore fortement empreinte de notre milieu sociétal et éducatif). La démarcation entre ces codes extérieurs et nos codes identitaires est confus. La plupart du temps, cette confusion provoquera une crise existentielle qui émergera vers l’âge de 25 ans pour les garçons, et de 20 ans pour les filles, ou beaucoup plus tard selon certains individus. Cette crise est due essentiellement à l’écart qui existe dans notre structure de vie quotidienne entre l’énergie émise par nos codes identitaires et celle créée par celle-ci. Si l’écart est important, la crise sera majeure afin de réorienter notre trajectoire de vie dans un sens plus conforme à nos codes.

C’est le moment où il est essentiel d’identifier ces influences et les choix qu’elles déterminent pour ne pas les confondre avec ses propres codes identitaires. Pour prendre un exemple caricatural et simpliste, lorsque vous avez été enfant, on vous a appris que telle couleur est le rouge ou le jaune, que cela est un arbre, que la Terre est ronde, qu’elle est inscrite dans un ensemble qui s’appelle l’Univers, informations que vous avez fait vôtres sans pour autant les déterminer par votre expérimentation personnelle. Il s’agit de conventions que vous avez acquis en faisant confiance à vos proches éducateurs. Il s’agit de codes sociétaux qui ne passent pas par votre expérience personnelle. Ils impriment puissamment votre vision du monde puisque vous utiliserez ces notions toute votre vie, sans remettre en question leur bien-fondé et leur réalité. Pourquoi un arbre ne serait pas une voiture ou un être vivant. Qu’est ce qui vous prouve que la Terre est ronde et pas plate ? Etc ? Je donne ces exemples pour que vous preniez conscience que votre vision est ordonnée par des informations que vous avez acceptées sans même y porter attention. Il en est de même pour des informations de nature plus subjectives telles que la religion, le racisme, etc, autant d’influences fondamentales ayant une influence importante sur notre vision du monde et de notre environnement immédiat. Nous sommes là bien loin de l’énergie de nos codes identitaires.

 

Évidemment, je simplifie les éléments décrits dans les paragraphes précédents pour définir la nature des énergies qui entrent quotidiennement en action dans et pour chaque acte de création.

 

Quelle est la définition d’un acte de création ?

Un acte de création se définit par toute action qui modifie l’énergie, la matière et la géographie de l’environnement dans laquelle vous évoluez.

Le process de création peut être ramené à la simple mise en forme d’énergies, de fréquences, afin de créer un ensemble codal. Son process énergétique est la symbiose, afin de créer quelque chose de pensé, de vos codes identitaires et des codes et énergies émises par votre environnement, en vue de faire évoluer votre expérience. Il n’est pas nécessaire de faire des études ou d’être intelligent pour créer. C’est presque même plutôt le contraire. Plus vous vous débarrassez de toutes références culturelles, familiales et historiques accumulées en vous, plus vous êtes en phase avec l’énergie de l’Instant dans sa diversité et sa spontanéité, et plus vous êtes créatif.

La caractéristique première d’une création est qu’elle doit vous surprendre vous-même. Son aboutissement doit presque vous prendre par surprise. Plus vous découvrirez en elle des éléments auxquels vous n’aviez pas pensé, plus elle vous emmènera loin.

La création n’est pas une énergie qui émane du mental. La création est un désir. Cette énergie est générée par le corps cellulaire (la sensation corporelle s’en ressent dans le ventre). Elle passe ensuite par le mental qui lui donne sa forme conceptuelle, puis elle entre en action et se matérialise. Le désir n’est que la symbiose des stimuli des informations transmises par votre environnement et de vos propres codes identitaires, afin de répondre aux besoins de ceux-ci.

 

Les déséquilibres dans l’acte de création

Première déduction. La méconnaissance ou une perception déséquilibrée des codes identitaires amène une vision distordue de la Réalité. Cette vision distordue crée des éléments qui sont mis en œuvre et interagissent avec votre idée de création. Plus la vision est distordue, et plus le résultat (basé sur ces informations distordues) s’avère insatisfaisant pour vos codes identitaires. Cela vous amène, encore et encore, à renouveler les mêmes expériences pour obtenir le résultat que vous souhaitez, sans pour autant obtenir satisfaction. Grosse perte de temps et d’énergie. Grosse frustration.

Plus les filtres déformants générés par cette méconnaissance sont nombreux, plus la création est difficile et laborieuse. Ainsi se crée-t-il une grande distance entre la réalité matérielle des énergies en présence et l’idée (la vision) que vous en avez. C’est comme si vous utilisiez des mauvais mots pour transmettre votre pensée. Ils sont incompris par votre réalité. Donc, si vous tentez d’agir en vous appuyant sur une réalité déformée par vos filtres, il vous sera difficile de matérialiser quoique ce soit. Les énergies que vous mettrez en mouvement ne seront pas reliées à la réalité de votre énergie (les codes identitaires) et ne possèderont pas les fondations nécessaires à leur mise en matière. Cette réalité décrochée de la réalité matérielle et énergétique des choses ne sera pas en phase avec votre corps, ni en harmonie avec votre environnement. Il sera alors difficile d’entrer en matière et de générer un processus créatif. S’il s’accomplit, il se matérialisera en grinçant et n’aboutira qu’à force de volonté mentale. Il produira un résultat insatisfaisant.

Les distorsions existantes entre votre désir et les perceptions déformées par les filtres de votre mental et de vos croyances (y compris la vision que vous avez de vous-même) génèrent une fausse compréhension de qui vous êtes. Elles vous amènent à des impasses matérielles qui font que vos projets n’aboutissent pas parce que votre désir a été mal défini par vous-même 2. Vos empreintes émotionnelles et mentales, projetées sur la réalité des choses et des évènements, distord la trajectoire de vos énergies dans la direction du but à atteindre. Par exemple, si vous croyez que quelque chose est ou sera difficile, vous créez cette difficulté. Si vous croyez l’inverse, vous aimantez la facilité.

Dans ce cas de figure, l’idée de la création dépend des empreintes culturelles et émotionnelles. Posez-vous la question de ce qui est rattaché à cette création. Est-ce un désir de représentativité sociale ? Si oui, l’ego désire. Il y a peu de chances que ce désir se réalise, car le projet n’est pas porté par l’enracinement de votre énergie dans le corps. Il est porté par une émotion qui, par définition, ne possède pas de racines énergétiques. L’idée n’est que mentale et/ou émotionnelle. Elle aura beaucoup de mal à être alimentée par vos propres énergies parce qu’elle ne correspond pas à une nécessité émanant de vos codes et participant à l’évolution de votre conscience.

 

La création s’enracine par l’énergie du corps physique

La création doit obligatoirement s’enraciner par l’énergie du corps physique 3. Tout ce qui a un sens et une utilité pour votre conscience se réalise facilement. Tout ce qui ne l’est pas, ne porte pas une énergie suffisante pour se concrétiser autrement que par la volonté et la violence.

La formulation de l’idée est essentielle. Soit elle est le fruit d’une maturation et d’une évolution de vos énergies à travers le prisme de vos codes identitaires : à ce moment-là, elle porte un sens pour vous dans le mouvement de l’évolution, et elle est en accord avec l’évolution de la conscience de votre être. Soit elle est l’émanation d’une représentation culturelle ou sociale prenant ses fondements dans les apparences : cela a pour conséquence un manque d’assise, un manque d’énergie qui nécessite une forme de violence pour s’approprier des énergies qui ne sont pas en résonance avec vous et qui partent d’autres sources : sociales, économiques, etc.

 

Questions préparatoires à la création

Les empreintes culturelles sont extrêmement parasitaires (pour prendre l’exemple d’une empreinte sociétale très française : posséder sa propre maison). Lorsqu’une idée émerge de votre être, centrez-vous sur vous-même, et tentez de percevoir si l’énergie provient de votre ventre, ou de votre tête. Si elle vient de votre ventre, il existe de fortes probabilités pour qu’elle soit l’émanation de vos codes identitaires. Si elle vient de votre tête, il est probable qu’elle est issue d’une énergie plus mentale. Dans ce cas-là, prenez votre temps. Observez si elle résiste au passage du temps. Si elle est importante pour vous, elle demeurera en l’état et vous pourrez la prendre en compte. Si non, vous avez la réponse sur le bien-fondé de votre idée.

Posez-vous les questions suivantes. En avez-vous réellement envie ? Cette création est-elle vitale pour vous ? Est-ce qu’elle ne constitue pas une énorme énergie consommée alors que, peut-être, vous pourriez l’utiliser pour des choses plus fondamentales ? Etc ?

 

La création, énergie de l’Instant

La création doit être une émanation de l’instant. Même si elle existe depuis longtemps, elle évolue. Elle ne peut pas être une idée fixe (dans le fond et dans la forme) que vous tractez depuis des années, sans modification. Si tel est le cas, elle est inadaptée aux énergies dans lesquelles vous évoluez actuellement. Le monde a changé. Vous avez changé. Votre idée provient du passé. Si elle ne s’est pas adaptée, elle n’est pas en phase avec l’énergie d’aujourd’hui. Elle n’est donc pas alimentée en énergie, car elle trouve ses origines dans un temps révolu. Il est probable qu’elle soit issue d’empreintes culturelles ou familiales. Là encore, la connaissance de vos codes identitaires s’avère obligatoire. Autrement, se produisent des distorsions dans la perception des énergies de l’Instant, provoquées par les filtres que vous avez développés.

 

Les habitudes

Un point important à percevoir sur la nature de ces parasitages. Tout être humain est porteur d’habitudes qui créent une sensation de stabilité et de confort (votre « bulle ») dans le maelstrom permanent de la vie. Il est important de comprendre que ces habitudes mentales ou émotionnelles 4 sont directement issues des empreintes culturelles et sociales. Si vous souhaitez que vos créations soient les plus proches possible des besoins de vos codes identitaires, il est important de vous déformater du passé, et de prendre conscience de l’influence de vos empreintes, en essayant la nouveauté, spontanément.

 

Liens entre la création et la sexualité

Dernier point dont nous prenons rarement conscience. Le ressenti physique de la création est très proche de la sensation du désir sexuel. Désir de création et désir sexuel prennent leur énergie et leur source au même point énergétique d’émission : celui de la pérennité de la vie. C’est biologique et vous n’y pouvez rien. Par conséquent, si vous n’êtes pas à l’aise par rapport à votre sexualité, aux fantasmes qui vous habitent, ou qu’il vous est difficile d’exprimer votre créativité dans la sexualité, du fait de tabous ou d’interdits culturels ou religieux, cela génère certains barrages à la création. Il s’agit là d’un mécanisme purement énergétique qui transcende toutes les idées que vous pouvez avoir sur la question.

Seul remède : l’observation de votre sexualité et sa libération dans tous les aspects créatifs qu’elle suggère. En général, chaque interdit mental constitue un frein à la création. Vous cherchez parfois très loin les causes du non-aboutissement d’un projet alors, qu’elles résident simplement dans une sexualité inexistante, occultée ou insatisfaisante. En d’autres termes, si vous voulez développer pleinement votre créativité, faites en sorte de vivre une sexualité épanouie.

La libération de la créativité sexuelle et de l’expression de vos envies conditionne la capacité de développement de la création. Il peut se produire une distorsion du processus créatif par interdiction intérieure d’innovation sexuelle. Comment innover sur le plan de la création si vous ne libérez pas votre énergie sexuelle ?

 

La création, la violence et les violences sexuelles

Un aspect qu’il est très difficile d’intégrer tant le rejet de la violence est puissant dans notre société. L’être humain s’est construit sur l’énergie de la violence. Si vous regardez la trajectoire d’évolution de l’Humanité, vous observez que depuis la Préhistoire (à part les soixante dernières années en Europe), l’humain, pour survivre, a dû se battre contre l’énergie de prédateurs (animaux puis humains). La violence s’est ainsi étroitement liée à l’énergie de la Force de vie jusqu’à en devenir un des paramètres inconscients. Dans l’inconscient collectif, violence et énergie vitale sont si étroitement liées dans les mémoires cellulaires de l’humain, qu’elles font partie intégrante de la vie. L’attitude face à cette énergie de violence que chacun sent en soi-même est :

– soit un rejet total qui a pour conséquence de vous amputer d’une grande fraction de l’énergie vitale nécessaire pour créer ;
– soit une confusion engendrant une puissante énergie de volonté (volonté et violence ont la même racine étymologique). L’énergie de la volonté est récupérée par le mental pour imposer à son environnement, et notamment aux autres, sa vision des choses. Cela en fait, d’une manière plus ou moins apparente, une énergie dominante, un prédateur (« je t’impose mon énergie et mes décisions et je t’empêche d’en faire autant car toute création de ta part risque d’empiéter sur mon territoire et me mettre en danger »).

Le rapport inconscient force vitale/violence constitue une des énergies occultes qui altère la spontanéité de la création et la puissance inhérente à son process. Il est clair également que le refus viscéral de la violence altère puissamment la possibilité de création.

Dans les mémoires ancestrales de violence, le viol et les violences sexuelles sont les plus traumatiques car elles touchent directement à l’intégrité de l’individu, peut-être encore plus que le meurtre. Un être violé vit toute sa vie avec cette empreinte. Pourquoi le viol ? Tout simplement car, au début de l’existence humaine, la nécessité grégaire de se rassembler était vital ainsi que celle de procréer afin de renforcer le nombre d’individus du clan. Le kidnapping et le viol de femmes étaient monnaie courante afin de procréer. Là aussi, se trouve une source importante de castration de l’énergie de création. L’énergie vitale s’est fortement empreinte de mémoires de violences sexuelles, et évidemment de leur refus. Vous placer dans un rapport émotionnel par rapport à cette énergie équivaut à castrer vos possibilités de création. La seule position possible pour ne pas les altérer est d’observer le mécanisme et le contexte social et historique du viol, et de comprendre que la survie de l’Humanité, à cette époque, a été conditionnée en partie à ces mécanismes inconscients de survie. Vous pouvez alors prendre du recul, vous mettre en paix avec cette énergie, même s’il est évident qu’il n’est en aucun cas possible de cautionner aujourd’hui ce type d’agissement. Ainsi s’établit un recul par rapport à cette énergie. L’énergie de création s’en libère.

 

Pour conclure, j’entends parfaitement qu’il est extrêmement difficile de prendre conscience de ces multiples mécanismes d’autodestruction en soi. Probablement, certains de mes propos vous ont choqué. Vous les refusez peut-être. Prenez le temps d’y réfléchir à froid et de relire ce texte à quelques semaines d’intervalle. Vous observerez alors dans quel champ de votre histoire ou de votre inconscient ils résonnent. C’était le propos de ces lignes : ouvrir des pistes.

 

 


1 : Nous partons du postulat que le lecteur croit en l’immortalité de l’âme. Dans le cas contraire, cet article n’aurait aucun sens. Lorsque je dis « immortalité de l’âme », je me réfère à l’idée (en dehors de toute religion) qu’il y a eu un « avant » précédant votre naissance (comment imaginer qu’une conscience aussi évoluée que celle de l’humain débute sa trajectoire au point d’entrée de la naissance), et qu’il y aura un « après », après votre mort. La conscience suit une trajectoire d’évolution éternelle ponctuée à certains moments de passages en incarnation.

2 : Parasitages de vos systèmes de croyance culturels, des croyances que vous avez sur vos compétences et capacités, et de celles que vous avez sur votre capacité à les mettre en œuvre, et la perception que vous avez des moyens matériels que vous pouvez mettre en œuvre.

3 : Observation : si pour une quelconque raison vous éprouvez des problèmes d’enracinement de vos énergies vitales dans votre corps physique, l’acte de création sera perturbé par manque d’énergie vitale.

4 : Par exemple, nos choix alimentaires sont très empreints de ce que nous mangions durant l’enfance. Rien ne peut être meilleur que le gâteau au chocolat fait par Maman.

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