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THÉRAPIE ALTERNATIVE OU CHARLATANISME : LA LITHOTHÉRAPIE


Depuis vingt-cinq ans, j’enseigne et donne des conférences sur la Lithothérapie. Cette science millénaire étudie l’usage des minéraux à des fins de soin ou de mieux-être. Très tôt, dans son histoire, l’homme a observé que certains minéraux avaient des vertus soignantes. Ces connaissances, à travers le travail des alchimistes au Moyen Age, ont été à l’origine de l’industrie chimique et ont été oubliées lors de son essor. Elles ont réémergé dans les années soixante-dix, aux Etats-Unis. Elle s’est ainsi teintée d’illusions et d’ésotérisme comme toutes les techniques issues du New Age. De grands efforts de recherche et de pédagogie ont été fait par mes confrères et moi-même pour sortir cette science de son environnement sulfureux. Aujourd’hui, ce travail a porté ses fruits. Il paraît bon nombre d’ouvrages sérieux, et le grand public admet qu’une pierre peut avoir des effets sur le corps humain. L’intérêt de ce mode thérapeutique s’accroit d’année en année, de plus en plus mentionné dans la presse jusqu’à en faire un « sujet de société ».

Les professionnels  oeuvrent pour que cette science soit prise en compte, aussi bien près des professions de santé que du public. Les informations que nous donnons sur les bienfaits et vertus des pierres reposent sur des observations empiriques. Lorsque le même effet d’une pierre a été constaté sur des centaines, voire des milliers d’individus, nous pouvons affirmer qu’elle possède la vertu qui lui est attribuée (cela s’appelle une « revendication » dans la profession). C’est de cette façon que la médecine allopathique a été construite. C’est une méthode éprouvée et avérée qu’utilise pratiquement toute la recherche.

Il est clair que la Lithothérapie ne peut se substituer à la médecine conventionnelle. Son action peut se rapprocher de la façon dont fonctionne l’homéopathie ou la médecine énergétique chinoise. Lorsqu’une maladie se déclare, il est évident qu’il est déjà fort tard dans le processus de déséquilibre de la santé. A ce moment-là, seul l’usage de la médecine conventionnelle ou de la chirurgie sont en mesure d’apporter une solution de santé. Comme la médecine énergétique, chinoise ou autre, la lithothérapie ne peut être utilisée que bien un amont d’un symptôme en travaillant sur les plans émotionnels, mentaux et somatiques, dont les déséquilibres auront parfois des effets dominants dans le déclenchement de certains troubles physiologiques. Ils agissent au même titre que les compléments alimentaires ou les huiles essentielles. Mais en aucun cas, ils ne peuvent se substituer à un traitement médical.

Alors, lorsque je lis sur les sites internet de certaines personnes que je ne pourrais sûrement pas qualifier de « confrères » tant leurs assertions sont à des années-lumière du travail des gens sérieux de cette profession, des affirmations qui relient :
– le cholestérol à la Topaze impériale
– la constipation à la Tourmaline noire
– le coryza à l’Emeraude
– les troubles cardiaques à l’Aventurine
– ou les grincements de dent (!!!) à la Sugilite,
je crie au charlatanisme et me demande ce qu’attendent les institutions pour stigmatiser et empêcher de nuire de tels individus. Ces délires ne font pas du bien à notre noble profession. Leur manque de sérieux et les croyances qu’elles véhiculent, dégradent l’excellent travail que fait la majorité de mes confrères, donnant du grain à moudre à ses détracteurs. Aussi, je dis à mes lecteurs : s’il vous plait, lorsque vous lisez de telles bêtises, faites preuve de discernement et ne croyez pas que les minéraux, même s’ils sont de précieux « ouvreurs de conscience », peuvent soigner des maladies. Cela est faux. Il est scandaleux de jouer sur la crédulité des gens.

Faites-vous les ambassadeurs de vos propres expériences, et n’hésitez pas à partager avec vos amis les expériences que vous avez pu réaliser avec les minéraux. C’est en partageant des informations sérieuses, dans le plus grand nombre, que nous pourrons éradiquer ces charlatans de notre profession. Alors pourra se diffuser cette magnifique science qui répond au besoin de mieux-être de notre société. Merci de votre écoute.

Daniel

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EMMANUEL MACRON : UNE « VRAIE » PENSÉE ?


Il y a quelques années, lorsque j’ai ouvert mon blog, mon but était de m’offrir une tribune libre où je pourrais exprimer mes coups de cœur, mes coups de gueule et les choses qui me touchaient dans la vie. J’en profite d’ailleurs pour remercier tous les lecteurs qui m’ont souvent fait part de leurs réactions (positives ou négatives). C’est pour moi un blog d’opinion. J’ai longuement réfléchi avant d’écrire ce billet sur Emmanuel Macron.

Cette introduction énoncée, il me paraît juste de me définir sur le plan politique. Je me présenterais comme un « libéral anonyme ». Je fais partie des 5% d’électeurs fluctuant à droite ou à gauche qui ont fait élire les Présidents de la République, ces trente dernières années. Je ne me suis jamais caché derrière l’alibi du vote blanc, tant il est évident qu’il favorise le candidat représenté le plus fortement après le premier tour. Si je m’observe depuis trente ans, je ne vote pas POUR, je vote pour le MOINS PIRE, sans véritable conviction politique marquée, soutenant celui ou celle susceptible de faire le moins de dégâts possibles à notre pays. Je crois en la liberté d’expression, en la liberté d’entreprendre, en la liberté de penser. A ma modeste échelle, je suis fortement engagé dans la vie économique de mon pays, et ce depuis l’âge adulte. Cela a été la ligne directrice de mon itinéraire depuis l’âge de 20 ans. J’en ai 63 aujourd’hui.

La seule période de ma vie où je me suis engagé politiquement a été en 1976, lorsque je me suis impliqué dans le mouvement des jeunes giscardiens. S’il est effectivement complètement « has been » aujourd’hui, Giscard d’Estaing représentait à l’époque, un courant jeune et libéral, qui sortait de l’emprise traditionnelle posée par De Gaulle, puis son successeur Georges Pompidou. Constatant de l’intérieur, les magouilles politiques qui existaient déjà, même dans ce mouvement (j’offre telle mairie au parti communiste, contre celle-ci, sans me préoccuper de l’investissement de ses militants, ni de l’éthique politique prônée publiquement), je m’en suis vite désintéressé, écœuré, pour ne plus m’engager et m’occuper de la « vraie » vie (famille, travail, en cohérence avec mes idées de partage et de fraternité). Je ne suis adhérent d’aucun syndicat, d’aucun parti politique, d’aucune secte, d’ aucune religion. Je n’appartiens à aucun mouvement ésotérique. JE SUIS LIBRE ET INDÉPENDANT. Néanmoins, je suis inscrit dans mon monde. Passionné de géo-politique, je puis me qualifier comme un libre-penseur et un « homme informé ».

J’ai été interpellé par Emmanuel Macron, sans y porter réellement intention, par quelques mesures économiques qu’il a promulgué lorsqu’il était Ministre de l’Économie et des Finances. Pour moi, c’était un technocrate de plus, tel que nous en avons tant eu. Néanmoins, quelques mots saisis au hasard d’une interview télévisée, avaient attiré mon attention. Il y avait du « bon sens » dans ce qu’il disait.

En aout 2016, sa démission du gouvernement m’a interpelé. Cela sentait l’arrière-pensée politique à plein nez. J’ai commencé à être attentif. La création de son mouvement et ses déclarations n’ont fait que confirmer que ce que j’avais pressenti : son entrée en politique. Puis s’est déroulé toutes les péripéties politiques (de droite comme de gauche) auxquelles le citoyen lambda que je suis a assisté, avec amusement d’abord, puis avec consternation. On se croirait dans une vraie pièce de Feydeau. Il apparaissait de plus en plus clairement qu’il prenait une place dans le paysage politique. Néanmoins, beaucoup de flou était rattaché à sa personne. Que pensait et que penser de cet homme ? Est-il le Enième arriviste de la politique (elle est bonne la soupe!) ? Ou y-a-il un réel fondement ?

Je me suis procuré en janvier son dernier ouvrage « Révolution » pour essayer de comprendre les desseins de cet homme. En tout premier lieu le titre m’a surpris. « Révolution », titre d’un ouvrage par un homme qui ressemble à un jeune cadre dynamique. Cela semblait incongru.

Voici mon opinion. Je suis un écrivain. A ce titre, j’ai beaucoup lu : littérature classique, contemporaine, romans, essais, livres historiques, fantasy, science-fiction. Je dévore tout ce qui me semble de qualité, et je suis extrêmement sensible à la qualité de l’écriture. Il est pour moi facile de déterminer si un texte a été écrit par l’auteur lui-même, ou par un « nègre », souvent journaliste de métier. Les livres de « people » sont souvent de cette veine.

J’ai eu la surprise de lire un texte d’une grande qualité littéraire, rédigé dans une langue très proche des classiques du XIXè siècle. Dans ce domaine on ne peut pas tricher. Sur trois pages peut-être. Sur deux cent cinquante, impossible. En d’autres termes, ce livre a été écrit par un homme disposant d’une vraie culture littéraire. Cela ne s’invente pas. Quelqu’un qui possède une telle qualité littéraire dispose d’un esprit analytique clair, doté d’une bonne organisation de pensée et donc capable d’élaborer et de défendre de puissantes convictions.

D’autre part, ce livre, sans être un programme politique, aborde tous les grands sujets de politique intérieure et extérieure, fruit d’une vision personnelle et non électoraliste. Ce n’est pas un homme de parti. « Révolution » est un livre dans lequel il déroule sa pensée. Elle est claire, fouillée et repose sur des valeurs profondes d’humanisme et de partage. Il transparait qu’il a réfléchi, non pas comme un technocrate, mais comme un citoyen posant sa réflexion sur la société et surtout sur sa mutation. Le chapitre qui m’a le plus frappé est à la fin de l’ouvrage : le chapitre sur la CEE. C’est la première fois, depuis trente ans, que je lis un article clair, cohérent, sans concession, que j’ai compris, qui donne une idée précise de la crise que traverse l’Europe et quelles solutions adopter pour assurer sa sérénité.

On peut être en accord ou non avec son analyse. Pour moi, cela n’est pas la question. La question est de savoir qui a des convictions suffisamment construites et puissantes pour diriger notre pays dans une direction qui le sortira de son marasme ?

Je pense que l’ensemble des citoyens de notre pays cherche un homme de bon sens, ne lui racontant plus d’histoires et portant une ligne de pensée cohérente tout au long de son mandat. Emmanuel Macron me semble porter ces caractéristiques. Je ne sais quel sera le résultat des prochaines élections. Je ne sais si tout cela n’est encore qu’un « écran de fumée » suffisamment bien construit pour masquer une volonté de pouvoir. Pourtant, depuis janvier, je parle autour de moi de mon ressenti sur son livre et je suis attentivement l’évolution de sa campagne.

C’est rigolo. On dirait que tous les politiques de notre pays (de droite comme de gauche) mettent tout en œuvre pour se saborder eux-mêmes, se ridiculisant pour qu’il soit élu. C’est pitoyable, scandaleux, et ne nous donne sûrement pas confiance dans cette vieille classe politique que nous savons maintenant être complètement corrompue. Alors pourquoi pas Emmanuel Macron ? Ce ne sera pas pire que les autres…

Daniel Briez

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MON PERE


Mon père est mort cette nuit.

Difficile de parler de son père. Mon père était forcément un héros, un superman. Plus objectivement, parti de rien, il a construit durant 63 années avec ma mère, une famille. Fils unique, issu lui-même d’un fils unique, élevé par sa mère, il a donné naissance à trois enfants (ma soeur, mon frère et moi-même, l’ainé des trois), 7 petits enfants et 10 arrières-petits enfants. D’une lignée au bord de l’extinction, il a su donner au monde une famille de 20 personnes, toutes porteuses d’amour et d’attention pour les autres.

Pourtant, ce n’était pas gagné pour lui. Né avant-guerre, il n’eut la chance de faire des études que parce que son intelligence et sa précocité avaient été identifiées par le prêtre de sa paroisse de naissance (Epinac, petite ville de Saône et Loire) qui proposa à ma grand-mère (femme de ménage) de l’envoyer au Petit Séminaire d’Autun pour faire des études. Il quitta cette institution à 18 ans pour « monter » à la capitale, en en gardant une profonde animosité pour l’institution religieuse. Ce fut probablement ce qui fit naitre en lui la profonde tolérance qui était la sienne et sa conviction inéluctable pour l’athéisme. Il poursuivit, en cours du soir, l’école des Arts et Métiers. Autodidacte, il construisit ainsi sa carrière de chercheur et d’ingénieur en même temps qu’il se colletait au délicat métier d’être père.

Autant dire, compte tenu de ses origines, de sa génération, et de son parcours, qu’il ne parlait pas beaucoup. Nous, ses enfants, lui en avons longtemps voulu, étant encore dans le besoin de reconnaissance et d’absolu que l’on demande toujours à son père et à sa mère.

Cette « absence » de communication était néanmoins compensée par l’immense amour qu’il portait à ma mère, et surtout la bonté, l’amour des autres et la tolérance qu’il émettait dans sa vie de tous les jours.

Vous aurez compris, qu’en temps qu’enfant, je n’ai pas beaucoup vu mon père. Papa travaillait. Il se levait à 5h du matin tous les jours, travaillait pendant deux heures à ses cours ou à ses dossiers, puis partait au travail avant que nous nous levions. Il rentrait à 8h du soir, au moment où nous nous couchions. Maman lui faisait alors le rapport de nos activités quotidiennes et surtout lui transmettait toutes les « bêtises » que nous avions pu faire dans la journée.

Nous ne voyions Papa que le week-end. Le samedi, il faisait les courses avec Maman. Restait le dimanche, où il avait quelques heures de détente, qu’il passait soit à lire des revues techniques dans le domaine de l’automobile et de l’électronique, soit à créer des appareils électroniques, soit à bricoler, soit à faire des mathématiques pour se détendre (moi qui n’était pas doué pour les maths, je me demandais toujours comment il pouvait prendre plaisir à développer des équations à 4 ou 5 inconnues).

Nous partions un mois en vacances l’été. A ce moment-là, nous le voyions un peu plus, mais nous étions trop occupés à partager nos jeux avec les copains et à nous évader pour apprécier le temps que nous aurions pu passer avec lui. Puis la rentrée se faisait, et nous reprenions tous le rythme quotidien qui a été celui de mon enfance et de mon adolescence. En fait nous ne nous voyions pratiquement qu’au moment des repas dominicaux, ce jusqu’à mon départ dans la vie de jeune adulte.

Ce n’est que plus tard (à 25 ans) lorsque j’eut mon premier fils (Gaël) que j’ai commencé à découvrir mon père. Il était plus âgé (la cinquantaine), proche de l’âge d’une pré-retraite qu’il prit à 56 ans. Et surtout, il avait du temps… qu’il consacrait, avec ma mère à s’occuper de son petit-fils, Gaël, puis de ses autres petits-enfants lorsqu’ils furent nés.

Maman était vraiment heureuse lorsqu’elle pouvait tous nous réunir autour d’une table, ou quelques jours dans la modeste maison familiale, en Bourgogne. C’est ainsi que s’est construit une période de bonheur, emplie de séjours d’été en Bourgogne, de vacances à la montagne ou chez eux, avec leurs petits-enfants. Nous, ses enfants, totalement absorbés par nos activités personnelles qui tournaient toutes autour d’une « recherche de conscience », le voyions toujours « entre deux portes », et surtout en étant incapables alors d’avoir le recul nécessaire pour tenter de communiquer avec lui.

Nos préoccupations étaient tellement différentes des siennes, qu’il me dit même un jour : « Tu sais, je me demande vraiment comment, avec ce que je suis, j’ai pu faire des enfants comme vous. »  Sous entendu : « Je me pose beaucoup moins de questions sur la vie que vous vous en posez ! »

Il se disait athée convaincu. Il n’a jamais, durant toute sa vie, changé de position. Il ne risquait d’ailleurs pas vraiment de le faire tant il ne parlait jamais de ce qu’il pensait. Donc pas de débats d’idées, sauf parfois en politique où il avait ses idées, mais où il était toujours ouvert à celles des autres. Et c’est sûrement la première qualité que j’ai découverte chez lui, dès l’adolescence. La façon dont il ne jugeait jamais personne a sûrement beaucoup fait en moi dans l’ouverture à de nouvelles idées et dans l’ouverture aux autres.

En bref, Papa était un père parfait (compte tenu de là d’où il venait et de l’intense difficulté de son parcours de vie sur le plan de la santé). Je sais qu’il a souffert de la faim, qu’il a souffert physiquement (il eut le douloureux privilège de subir la première opération rénale permettant l’extraction de calculs rénaux qu’il avait probablement depuis l’enfance – ce qui lui a permis de rester vivant jusqu’à l’âge de 87 ans). Il n’en a jamais parlé. J’ai su tout cela par ma grand-tante qui l’a élevé avec ma grand-mère.

Un père parfait car il a parfaitement rempli ce qu’il a considéré comme ses « obligations » de père : subvenir aux besoins de ses enfants, les nourrir, les loger et leur permettre de faire des études et leur apporter l’amour et la chaleur d’un foyer qu’il n’avait pas beaucoup connu lui-même. Il n’a jamais failli, et je sais que cela était essentiel pour lui. Maman a eu l’énorme charge de la gestion du quotidien de trois enfants en bas-âge alors qu’elle était une toute jeune femme. Nous avons ainsi pu, tous les trois, construire nos vies, dans de bien meilleures conditions que celles qui avaient été les leurs, et construire notre propre parcours familial  (avec beaucoup moins de succès que mes parents sur le plan matrimonial, mais les générations n’étaient plus les mêmes – nous étions de l’après-68).

Un père, un grand-père et un arrière grand-père parfait parce qu’il a su témoigner et transmettre un profond amour de la famille à toutes les générations  suivantes. Il a accompagné chacune d’elles par sa présence, sans jamais imposer quoique ce soit, ni même parler de ses opinions sur les choses, tant il était respectueux de la pensée de chacun.

Un père parfait car il a montré par la puissance du vécu, ce qu’est un véritable amour dans le couple, incarné dans son quotidien avec Maman, non pas pour démontrer quoique ce soit, mais simplement parce qu’il était cela. Quelques semaines avant sa mort, lorsqu’il regardait Maman, nous surprenions toujours le regard amoureux qu’il n’avait qu’avec elle, avec la même intensité que celle qu’il devait avoir lorsqu’il l’a rencontré à l’âge de 23 ans.

Un père parfait car il a su me transmettre des valeurs essentielles sans me les imposer et sans même en parler. Pour moi, il a été le vivant modèle de l’exemplarité. C’est en le regardant vivre que j’ai pu construire mon sens des valeurs. La plus importante a été la tolérance. La tolérance était une qualité qui m’était étrangère. Lorsque je me sens entrer dans le jugement vis-à-vis des autres, je pense à lui, et je me réajuste. La valeur d’exemple de la tolérance qu’il portait sur toutes choses, m’a permis de contacter en moi l’empathie, puis l’écoute. L’écoute m’a amené à l’observation réelle de ce qui m’entourait. L’observation à la perception des énergies et de leurs mécanismes. En fait, je lui dois tout ce que je suis.

Alors aujourd’hui, tu es parti. Cela faisait plusieurs mois, plusieurs semaines, plusieurs jours que nous savions que tu allais le faire. Ton corps ne pouvait plus assumer ses fonctions vitales. Les maintenir aurait été de l’acharnement. Et pour quoi faire… alors qu’il ne te permettait plus de vivre une vie normale. Alors tu es parti…

Il reste un vide, mais aussi une grande paix. La paix que tu as toujours porté, même si bien des choses te dépassaient. La paix que tu as toujours émis, car je n’ai du te voir qu’une seule fois en colère en 61 ans de vie, le jour où, adolescent,  je t’avais manqué de respect.

Alors merci. Merci d’avoir été ce que tu as été. Merci d’avoir autant aimé Maman et de m’avoir montré ce qu’est l’amour. Merci de m’avoir donné la vie. J’espère vivre encore longtemps pour porter le témoignage de ce que tu m’as légué.

A bientôt

Je t’aime, Papa

Daniel

Pour  vous tous :

Ce texte est venu spontanément, quelques heures après avoir appris, durant un voyage en Indonésie, que mon père était décédé la veille. Cela a été ma façon de vivre mon chagrin. Je me suis demandé si je devais publier ce texte sur mon blog. Puis je me suis rappelé que Papa lisait mon blog, sans jamais m’en parler. C’était, en quelque sorte, notre façon de communiquer ensemble.

Puis j’ai rapproché mon histoire avec Papa, de celles des personnes de ma génération que j’accompagne en formation, et qui témoigne un peu de la même histoire que la mienne dans leur rapport avec leurs parents. Rapports empreints d’amour, de colère, de non-dits. En fait, rapports de vie. C’est cela qui m’a décidé à partager cette intimité avec vous. Et surtout, je ne pouvais pas mieux rendre hommage à Papa pour ce qu’il a été dans sa vie qu’à travers de ce qu’il a fait de moi : un écrivain.

Merci à vous.

Post-scriptum à Papa

Quarante-huit heures se sont écoulées depuis ton départ. Aujourd’hui, je sais que tu es étonné. Tu pensais qu’après la mort, n’existait que l’inexistant et le néant. Je sais que tu en avais peur. Tu sais maintenant qu’il n’en est rien. Pour quelques temps encore, tu nous vois, tu partages notre présence et tu es étonné de cela. Tu vois : c’est un nouvel espace de bonheur et de vie. Tu nous entends. Tu nous sens. Tu vois ce que nous faisons. Ta vie ne s’arrête pas là…

Alors, tous ici rassemblés en ton honneur, nous te disons à bientôt, et te disons combien nous avons hâte de repartager ces moments de bonheur avec toi. Bon repos, Papa.

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GLUTEN et LACTOSE – Témoignage


Depuis plusieurs années, j’entendais parler des méfaits du gluten sur la santé, sans pour autant vraiment y porter l’attention. Mon accident vasculaire d’avril 2012 m’a obligé à être extrêmement vigilant aux besoins de mon corps et à être attentif à ses réactions. J’ai dû apprendre à gérer une douleur permanente liée à l’ablation de deux muscles redresseurs de ma jambe gauche. Pendant plus d’une année, je n’ai pu fonctionner qu’à l’aide de calmants morphiniques, sous contrôle médical,, à raison de 50 à 60 mg par jour. La douleur, comme je l’appris plus tard, provenait de la lente repousse des terminaisons nerveuses qui avaient été sectionnées, voire supprimées, lors des trois interventions chirurgicales qui avaient permis de sauver ma jambe.

Lors d’une consultation avec un ami ostéopathe, celui-ci me dit que je ne pourrais plus marcher d’ici quelques années si je ne supprimais pas tous les facteurs inflammatoires, me précisant que le gluten et le lactose constituaient dans l’alimentation les plus gros facteurs aggravants des états inflammatoires.

Je diminuais ma consommation de produits contenant du lactose depuis une vingtaine d’années, mais mon alimentation comportait une part importante de pain qui constituait une de mes bases alimentaires. Je supprimais donc radicalement et sans délais tous les produits contenant du gluten et du lactose. Parallèllement à cela, nous mîmes en place une cuisine à la vapeur. Je fus infiniment surpris du résultat. En quatre jours, je divisais ma dose de calmants par deux. En dix jours, je supprimais la totalité des calmants de jour, ne conservant que celui qui me permet de m’endormir le soir, lorsque ma journée de travail a eu pour conséquence de faire gonfler l’oedème de ma jambe gauche qui est toujours la signe d’une journée encore trop chargée.arreter-gluten

Bilan

Cela fait maintenant cinq mois que j’ai changé mon alimentation. Mon transit intestinal n’est plus douloureux. Les douleurs des terminaisons nerveuses ont quasiment disparu.

En prime, j’ai pu constaté que dans le mois qui a suivi la suppression du gluten, j’ai retrouvé une sensation de « lumière », au niveau du cerveau, que je n’avais plus connu depuis la quarantaine. J’ai alors compris combien l’empoisonnement au gluten et au lactose place sous dépendance émotionnelle, combien cela empêche de penser clairement et surtout de réfléchir en se posant les vraies questions.

De là à s’interroger sur le sens de cet empoisonnement quotidien généralisé de la population. N’est-il pas construit délibérément pour maintenir les populations dans une passivité totale ? Nous sommes en droit de nous interroger et de poser les questions. Je confie cette réflexion au lecteur.

Pour le moins, il est clair pour moi que cette « dictature » du gluten et du lactose dans l’alimentation de notre société ne concoure pas à nous aider à clarifier nos esprits pour trouver les « bonnes » solutions aux mutations que nous connaissons.

En conclusion, je ne saurais trop conseiller à chacun d’opter pour une alimentation sans gluten et sans lactose et à la vapeur. Ma difficulté était le sevrage du pain qui est un aliment que j’adore. Nous avons donc fait du pain à la maison, avec des farines ne contenant pas de gluten. Après quelques essais malheureux, nous faisons maintenant tous les deux jours un pain délicieux qui répond à notre goût. Chacun peut y ajouter ses « variantes » qui en font un met de choix et de créativité culinaire. Le reste se gère très facilement, y compris en déplacement, puisque je « nomadise » sur le plan professionnel durant de longues périodes.

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INSTERSTELLAR, de Christopher Nolan : une mise en image d’une singularité quantique, l’homme


Depuis 1998, mon cheminement personnel m’a amené à explorer à travers des états de conscience modifié d’autres niveaux que celui dans lequel nous évoluons : l’espace-temps linéaire (celui de l’horloge), vision communément admise par la quasi totalité de l’Humanité.

Ces voyages m’ont permis d’accéder à différents niveaux d’information et « d’observer », ou plutôt je devrais dire de « ressentir » différents espace-temps, mais surtout de vivre corporellement la discontinuité des temps et des espaces telle qu’Einstein l’a démontré.

Je viens de voir le film « Interstellar » qui m’a vraiment interpellé. Le réalisateur, Christopher Nolan (Inception, The Dark Knight) a su, pour la première fois dans l’histoire du cinéma, mettre en image le concept de temps discontinus. Il a su intégrer visuellement dans son film la notion « d’espace intersticiel », qui, sur le plan Matière, est la seule notion qui permette de comprendre pourquoi l’homme constituant la focalisation d’une discontinuité d’espace-temps éprouve néanmoins la sensation d’être vivant dans une continuité de temps comprenant un passé, un présent et des futurs.

Le message de ce film est que le lien reliant ces discontinuités n’est qu’une seule énergie : l’Amour. Je pense avoir l’occasion de revenir de multiples fois sur cette notion. Mais, je ne possède pas de mots assez amples pour remercier ce réalisateur qui m’a permis de comprendre le lien qui existe entre le Quantique et l’Amour.

Je ne saurais trop conseiller à chacun de voir et revoir ce film et je serais heureux de partager vos points de vue.

Amour et Lumière

Daniel

INSTERSTELLAR, de Christopher Nolan 

INSTERSTELLAR, de Christopher Nolan

INSTERSTELLAR, de Christopher Nolan 

INSTERSTELLAR, de Christopher Nolan

INSTERSTELLAR, de Christopher Nolan 

INSTERSTELLAR, de Christopher Nolan

INSTERSTELLAR, de Christopher Nolan 

INSTERSTELLAR, de Christopher Nolan

à lire en complément dans Télérama : 

Christopher Nolan raconte en BD un chapitre manquant d’“Interstellar” 

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La shungite: arnaque ou pierre miracle?


Sans chercher à alimenter la polémique autour de la Shungite voilà un point de vue intéressant qui viendra diversifier les opinions sur le sujet.

La shungite: arnaque ou pierre miracle?.

 

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La Déesse


J’ai reçu ce texte sur mon mail aujourd’hui. Il me semble tellement juste que j’ai eu l’envie de le partager avec vous.

La Déesse 

Une Déesse est une femme qui émerge de ses profondeurs. C’est une femme qui a exploré honnêtement son côté sombre et a appris à célébrer sa Lumière. C’est une femme qui peut tomber amoureuse des magnifiques possibilités qui l’habitent. 

Gala de dos, regardant un miroir invisible, par Salvadore Dali, huile sur toile 1960, Musée Théâtre Dali de Figueres, photo Serge Briez®

Gala de dos, regardant un miroir invisible, par Salvadore Dali, huile sur toile 1960, Musée Théâtre Dali de Figueres, photo Serge Briez®

C’est une femme qui connaît la Magie et les endroits Sacrés en elle, qui peuvent élever son âme.
C’est une femme qui émet de la Lumière, qui est magnétique, chacun peut sentir sa présence lorsqu’elle est dans une pièce.
Elle est forte et douce à la fois.
Elle a une énergie sexuelle puissante et a appris à maitriser son pouvoir de séduction.
Elle adore son corps, elle est aérienne.
Elle chérit la beauté, la lumière et l’amour. Elle est une mère pour tous les enfants. Elle coule avec la Vie dans la grâce facile.
Elle peut guérir avec un regard ou avec sa main.
Elle est sensuelle et intrépidement érotique, et s’engage dans le sexe de façon à partager avec une autre Âme, le contact du Divin.
Elle est la compassion et la sagesse. Elle est le chercheur de Vérité et s’intéresse profondément à quelque chose de plus grand qu’elle.
C’est une femme qui sait que son but dans la vie est de s’élever avec l’Amour. C’est une femme amoureuse de l’amour.
Elle sait que la Joie est son destin et qu’en l’embrassant et le partageant avec les autres, les blessures se guérissent.
C’est une femme qui est venue pour savoir que son partenaire est sensible, perdu et effrayé comme elle l’a été de temps à autres. Elle est venue pour comprendre les cicatrices qu’il a, et sait que l’Amour qu’ils partageront ensemble pourra être le soulagement, la guérison de leurs blessures.
C’est une femme qui peut s’accepter comme elle est, et accepter les autres comme ils sont. Elle est capable de se pardonner ses erreurs, et ne pas se sentir menacée même quand on l’attaque.
C’est une femme qui peut demander de l’aide quand elle en a besoin ou aider lorsqu’on lui en demande.
Elle respecte les frontières, le siennes et celles des autres. Elle peut voir Dieu dans les yeux des autres. Elle peut voir Dieu en Elle. Elle peut voir Dieu dans chaque situation de la Vie.
C’est une femme qui prend ses responsabilités pour tout ce qu’elle crée dans sa vie.
C’est une femme qui est dans le soutien et le don, totalement.
C’est une Déesse.

Auteur anonyme

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