REPONSES A LA TRIADE


Après la question posée par M. Van der Elst J. sur l’article LA TRIADE OU LA TRINITE NOUVELLE/ANCIENNE STRUCTURE DE CONSCIENCE, il me semble important de publier en article sa question et ma réponse qui vient compléter ainsi l’article.

question de Mr Van der Elst J. Envoyé le 04/11/2011

Voilà, comme par « Hasard », une réponse à mon questionnement en tant qu’homme, mais qui remonte la réflexion dans la structure de l’Univers plutôt que de la maintenir dans l’émotionnel. Merci beaucoup.

On entend, ces derniers temps, beaucoup parler des amours plurielles qui, je suppose, reflètent le même processus.

Ici, vous ne parlez que de l’homme (la femme apparaît en filigrane)… se pourrait-il cependant que la femme éprouve aussi le besoin d’un deuxième homme pour appuyer un processus énergétique ?

Dans le cas de couples homosexuels, l’un ou l’autre jouant le rôle de femme et d’homme, se peut-il quand même que ce soit celui dans le rôle de la femme qui ait ce besoin ?

Je vous rajoute des questions  . Merci déjà pour cet article.

Photo de Daniel Briez

Daniel Briez

Merci pour vos questions. Je vais bien évidemment vous répondre dans les limites de ma « vision ». Ces propos n’engagent que moi.

Je ne crois pas un seul instant aux « relations plurielles ». J’ai même le sentiment qu’elles sont, elles aussi, encore un moyen que crée l’ego pour escamoter l’Essentiel.

La recherche du 3 repose sur une réflexion consciente :

– au préalable d’abord en localisant les points de tension du couple et en comprenant la nature du 3. Cela se fait très en amont d’une nouvelle rencontre. La nouvelle rencontre n’est que l’aboutissement d’un profond travail de maturation où elle s’impose comme un paramètre indispensable de l’évolution du 2.

– ensuite, l’embryon du 3 se pose alors par la rencontre, mais elle n’est que le point de départ d’un cheminement où les trois partenaires font l’expérience matérielle de l’amour inconditionnel. Cela n’est jamais simple car au-delà des « bagages » de chacun, la charge de l’inconscient collectif d’une part et de l’environnement social d’autre part est terrible. Si le préalable n’a pas été suffisamment maturé, on aboutit obligatoirement à l’échec.

La relation plurielle n’est donc pas de même nature. Elle est une fuite en avant, aussi insatisfaisante pour l’être profond que le 2.

La fidélité, qu’elle soit au 2 ou au 3 est donc essentielle.

Lorsque je parle de l’homme dans mes articles, je me réfère la plupart du temps, par facilité sémantique, à l’humain en général. Je devrais plutôt utilisé l’Homme. Pourtant l’homme est plus susceptible d’entrer dans ce processus, car il possède moins que la femme de possibilités de substitution à ce « manque ».

Dans le cas de couples homosexuels ou lesbiens, le processus est le même si les rôles sont bien marqués. Je n’ai malheureusement pas cette expérience de vie donc il m’est délicat d’en parler. Je peux simplement vous dire ce que j’ai pu observer. Il est clair tout d’abord que je suis sans tabou en la matière. L’axe hétérosexuel est celui qui me correspond dans cette vie.

Pourtant dans ce que je vois autour de moi, mon sentiment est que les « rôles » ne sont habituellement pas totalement « marqués ». Et cela n’a rien à voir avec la sexualité. Je pense donc que chaque partenaire a tendance à passer d’une énergie à l’autre. Ce qui n’est pas simple, évidemment, et peut générer des difficultés émotionnelles, des interrogations, des culpabilités. A moins que chacun soit conscient de cette « alternance ».

Comment la gérer ensuite… Mystère…

Peut-être pourrez-vous apporter vos propres axes de réflexions à mes lecteurs ? Votre sentiment est le bienvenu.

 Un grand merci pour la conscience de vos questions.

Daniel Briez

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  1. #1 par Van der Elst J. le 7 novembre 2011 - 20 h 25 min

    Merci beaucoup pour votre réponse et de toutes les précautions prises dans votre façon de l’exprimer.

    Je vais peut-être « remuer la vase », mais je retrouve dans ce que je lis une partie de ce que j’ai lu dans un livre des « amours plurielles » (mais peut-être me méprends-je avec mes filtres) : maturation progressive d’un processus de conscientisation, acceptation de la difficulté ou de la présence d’un manque (énergétique ?), solution transparente d’autoriser/de s’autoriser le 3 par amour, avec la nécessité impérative de communiquer, de modeler le couple, d’évoluer pour maintenir ce schéma relationnel si étranger à notre société.

    Dans son ouvrage, l’auteur exprime aussi que si « l’amour pluriel » n’est qu’un prétexte pour fuir, pour se disperser sans construire, il est également voué à l’échec. En ça, elle le différencie du libertinage.

    Voilà, il me semble qu’il y a des points communs.

    Pour les couples homosexuels, je pense effectivement qu’ils sont faits d’alternances de polarités entre masculin et féminin en fonction de certains domaines de la vie quotidienne. Il m’arrive en tout cas régulièrement de me sentir comme une « mère bienveillante » ou un « père sévère », parfois très homme et parfois dans une énergie beaucoup plus féminine.

    Merci encore pour les précisions apportées par votre réponse.

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