Archives de octobre 2011
Mode d’emploi de lecture du Blog de Daniel Briez
Publié par Daniel Briez BLOG dans ACCUEIL, CHANNELING, CHROMOTEM, CHRONO CLASSEUR, CRISTAUX & COULEURS, CRISTAUX & SANTÉ, Daniel Briez, HUMANITÉ, HUMEUR, PARFUMS DE COULEUR, PUBLICATIONS, SCIENCE DE SYNTHESE, STAGE FORMATION VOYAGE le 20 octobre 2011
A la suite d’un certain nombre d’observations de lecteurs que je rencontre au fil des salons en France et à l’étranger, j’ai pu observé qu’il me fallait faire une mise au point sur le positionnement à adopter par rapport à la lecture de mes textes, notamment ceux qui concernent les rubriques Humanité, Science de Synthèse et tout ce qui touche aux domaines énergétiques ou à l’observation des champs de conscience dans mon travail.
Le travail que je fais sur le Verbe est extrêmement précis. Chaque texte comporte des notions énergétiques précises qui, la plupart du temps, diffèrent des schémas de pensée habituellement en vigueur. C’est ainsi que certaines notions peuvent paraitre partisanes, ou irrecevables, si le lecteur se contente d’une "lecture en surface" des textes.
Ainsi, je vous recommande l’attitude suivante :
Lorsque vous lisez un texte, prenez le temps de le lire.
Laissez les notions qui y sont mentionnées vous pénétrer sans tenter de les rattacher à un système de croyances, à une perception ou une opinion que vous pensez avoir.
Contentez-vous de prendre acte de ces notions et tentez de visualisez les mouvements énergétiques qu’elles produisent.
Donnez-vous ensuite un temps de réflexion en comparant ces informations avec les schémas ou croyances internes que vous possédez.
Faites-vous ainsi votre opinion sans laisser votre mental interférer sur ces données.
Ce qui se passe lorsqu’on fait une lecture superficielle de ce type de textes se déroule de la façon suivante.
Vous lisez une phrase qui est différent de votre système de croyances ou de vos expériences personnelles.
Votre mental se sent alors "en danger".
Il zappe alors l’information et maintient votre attention en surface, ou vous fait comprendre autre chose que ce qui est écrit.
Vous aboutissez ainsi à une opinion qui n’a pas réellement prise en compte ces nouvelles données.
Je vous souhaite une bonne lecture et un immense merci pour votre soutien et votre fidélité.
Quelque part sur l’autoroute entre Paris et Sarlat, le 18 Octobre 2011, 11h16
L’élévation spirituelle
Publié par Daniel Briez BLOG dans CHRONO CLASSEUR, Daniel Briez, HUMANITÉ, HUMEUR le 17 octobre 2011
Voilà un commentaire sur mon article : STEVE JOBS EST MORT, ANNIHILATION OU LIBERTE, LE CHOIX, qui mérite une réponse sous forme d’article,
le champ ouvert est bien large et je ne manquerai pas d’y revenir un prochain jour.
Envoyé le 15/10/2011 à 19 07 33 103310 par Jean-Paul
Bonjour,
je ne sais si vous le savez mais les premiers Apple/MacIntosh devaient coûter 666 $ et le symbole de la pomme n’en est pas moins significatif.
Bien cordialement
Jean-Paul Votre observation est extrêmement intéressante. Elle amène de ma part plusieurs commentaires. Le premier sur le 666 ! Dans la tradition chrétienne, le nombre 666 est considéré comme le nombre de la Bête ? C'est-à-dire du Diable. Or, en numérologie, le nombre 666 a une toute autre interprétation. 6 est le nombre de l'Union, de l'association et du mariage. Il est également le nombre du service aux autres. Autant dire qu'il s'agit d'un nombre très favorable qui véhicule l'énergie du partage et de l'altruisme. 66 est un Maitre Nombre qui est composé de 6 x 11 11 est le nombre de l'Elevation spirituelle véhiculée par le 6, c'est-à-dire l'altruisme et le service aux autres. Nombre tout a fait en accord avec la démarche de Steve Jobs. 666 est 6 x 111. 111 est le nombre de l'élévation spirituelle placé à l'échelle 100, qui est le niveau de Dieu. Autant dire que nous sommes bien loin de l'interprétation donnée par la tradition chrétienne. N'oublions pas que la notion de Diable n'existait pas dans la Bible d'origine, mais qu'elle a été introduite par le Concile de Nicée en 325 après J.C.
Commentaires sur la pomme Elle est considérée dans la Bible comme le symbole de la Connaissance. Rien de plus normal qu'elle soit la marque d'Apple.Merci pour votre contribution Paris, le 17 octobre 2011, 18h30
LE COUPLE, ORGANE DE MUTATION ET DE TRANSFERT DES ENERGIES STELLAIRES ET TERRESTRES
Publié par Daniel Briez BLOG dans ACCUEIL, CHRONO CLASSEUR, Daniel Briez, HUMANITÉ, SCIENCE DE SYNTHESE le 17 octobre 2011
Les éléments que j’énonce dans ce texte, se placent exclusivement dans la perspective énergétique et vibratoire des transferts et mutations énergétiques. Mon propos n’est pas de polémiquer sur la place de l’homme ou de la femme sur notre terre. Il est clair que le débat est important et que deux mille ans de négation du rôle de la femme dans notre société n’ont pas créé un climat serein permettant d’observer le rôle de chacun sur cette terre. Néanmoins, il me semble important de définir la trame d’échanges des énergies afin que chacun puisse se situer dans cette démarche et puisse, peut-être, mieux comprendre son positionnement au sein du couple. Ma tentative est de modestement donner une vision énergétique des mécanismes d’échange, sans entrer dans les débats sociétaux de la place de l’homme et de la femme.
Le couple constitue un des plus formidable outil de mutation énergétique qui soit. Composé, par définition, d’un homme et d’une femme, il représente l’aboutissement naturel d’une démarche de recherche intense vers une complémentarité vers laquelle nous tendons, du moins pour le plus grand nombre. La recherche du partenaire de vie est complètement sous-tendue par les mécanismes énergétiques définis ci-après. De plus, il est difficile de maintenir un axe défini, stable et de longue durée, dans les mouvements énergétiques et émotionnels que génère l’union d’un homme et d’une femme. Au-delà des structures archétypales, ces mouvements sont soumis à l’influence de notre environnement, aux passés antérieurs et évènementiels des deux parties du couple, et à la vision que chacun possède de lui-même.
Mais d’abord, qu’est-ce l’homme et la femme représentent sur le plan énergétique ?
Dans cette tentative de définition, je m’en tiendrais à une vision archétypale afin de ne pas entrer dans les débats polémistes sur ce sujet.
Sur le plan fréquentiel, l’homme constitue un point d’émission, de réception et de catalysation des énergies luminiques et terrestres sur cette planète. Cela a pour effet de lui procurer un puissant potentiel de créativité et une force de matérialisation qui fait de lui, sur le plan des archétypes, le pourvoyeur des ressources de la cellule familiale et la plus puissante force d’action de cette terre (d’ailleurs, c’est la raison pour laquelle on peut considérer l’homme comme le plus grand prédateur de la planète).
Ses facultés de synthèse sont plus développées que chez la femme. Il est plus analytique qu’intuitif et possède d’importantes capacités de conceptualisation.
Sur le plan cosmique ou stellaire, il est ainsi étroitement en contact avec les énergies des autres plans et sert de vecteur d’introduction des énergies de ces plans dans la matérialité terrestre. C’est pour cela qu’il y a plus d’inventeurs homme que femme, dans la mesure où l’homme possède une plus grande capacité à relier des concepts issus d’autres plans de matérialité à la réalité terrestre d’Ici et Maintenant.
Malheureusement sa capacité de matérialisation, au sein du plan terrestre, est limitée du fait de sa faiblesse patente sur le plan intuitif. L’homme possède une part intuitive qui lui permet de développer une certaine sensibilité. C’est cette part, issue de l’expérience relationnelle avec sa mère, qui lui permet d’entrer en relation et de comprendre, autant que faire ce peut, la femme. C’est également cette énergie qui le pousse à vouloir rencontrer la femme et à constituer un couple malgré les puissants barrages qui sont présents en lui quant à sa mise en place.
Cette configuration énergétique génére chez l’homme son énergie de "fonceur". Il ne réfléchit pas vraiment. Bien sûr, il élabore ses actions, mais souvent simplement dans les grandes lignes. Lorsque sa perception est confirmée et qu’il sent en lui ce qu’il doit faire, il agit sans vraiment se poser de questions, improvise dans le présent les aspects qu’il doit mettre en oeuvre, et trace sa route. C’est d’ailleurs souvent à cause de cet aspect des choses que les évènements grincent. Le manque d’élaboration suffisante des projets crée des distorsions dans la matière qui font que les actions mises en oeuvre ne prennent pas nécessairement la direction attendue, voire même parfois aboutissent à une impasse.
En se plaçant sur dans un plan de globalisation des énergies, sur les niveaux énergétique et vibratoire, la plupart de ces états sont presque toujours inconscients.
Sur le plan fréquentiel, la femme constitue un pôle réceptif, un pôle de matérialisation, et surtout un véritable système de convection des énergies terrestres et luminiques. La comparaison avec le processus de gestation de l’enfantement est totalement appropriée.
A travers son corps physique et ses corps énergétiques, elle possède la capacité d’accueillir et de faire converger des lignes de force de différentes sources, de les catalyser, et d’en faire un pôle de création et de matérialisation.
Sa forte polarité intuitive fait qu’elle possède un puissant sens de la Réalité que, souvent, l’homme ne possède pas. Elle relie les énergies luminiques à la matière terrestre et leur permet de se matérialiser sur le plan énergétique avant qu’elles n’aboutissent à une manifestation concrète dans le quotidien.
Lorsqu’un homme canalise une énergie et apporte un projet, elle entre en gestation. Elle reçoit les énergies, incorpore tous les paramètres nécessaires, puis entre en action. Son action est réfléchie. Elle peut même être qualifiée de stratégique. Elle connait les ressorts de la matière et cela lui donne, alliée à sa puissance intuitive, une grande capacité de lecture et de création de la matière.
La femme possède également ce point d’emission et de réception des énergies luminiques et stellaires, mais dans une moindre mesure. C’est ce qui constitue sa faiblesse lorsqu’elle véhicule seule un projet.
Elle posséde les énergies de matérialisation mais la convection des énergies terrestres et luminiques est moins en phase, donc moins puissante dans la matière. Elle doit donc développer beaucoup plus d’énergie qu’un homme pour réaliser ce projet et elle perd en puissance de réalisation. Encore une fois, il ne s’agit pas là de jugement de valeur, mais bien d’une appréciation des forces énergétiques en présence.
L’assemblage des deux systèmes énergétiques que constituent l’homme et la femme représente la meilleure combinaison qui soit présente sur cette terre, pour matérialiser de nouveaux concepts ou de nombreux concepts.
L’homme canalise verticalement (réception) et horizontalement (émission et action) les énergies luminiques et stellaires. La femme reçoit ces fréquences, les " digèrent" et les met en terre. Elle permet ainsi à l’homme de les recevoir sur une fréquence plus en phase avec la planète et de les matérialiser. Si la femme est absente de cette combinaison, l’homme ne parvient qu’imparfaitement à canaliser ces fréquences. Elles ne sont alors pas suffisamment ancrées en terre pour se concrétiser puissamment et sur une grande envergure.
Si l’homme est absent, la captation des énergies des autres plans est moins puissante et s’impacte moins dans la matière, en tous cas, pas suffisamment puissamment pour réellement mettre de nouvelles choses en mouvement.
L’immense difficulté de ce schéma réside dans le fait que chacun doit être conscient de son rôle, que chacun doit rester à sa place et ne pas empiéter sur les champs énergétiques de l’autre.
Ce positionnement est terriblement compliqué par les connotations culturelles qui entachent grandement la place de l’homme et de la femme, l’un par rapport à l’autre. Tous les mécanismes de transfert qui consistent pour l’homme de préserver sa place et son espace en refusant la présence de la femme à ses côtés ainsi que sa sensibilité intérieure l’empêchent de collaborer sereinement avec sa partenaire.
Pour la femme, le fait de devoir défendre sa place par rapport à l’homme, le fait que son véritable rôle soit nié par de nombreuses cultures et que de ce fait, elle défende soit dans l’obligation de défendre sa prééminence, ce qui l’amène à briguer les mêmes fonctions que l’homme, brouille définitivement les cartes et ne permet pas à chacun de reconnaitre le rôle et la place de l’autre dans ce processus.
Il s’ensuit un vaste cafouillage qui aboutit à une totale confusion des genres et à un système de matérialisation ayant perdu son sens et ne restituant plus la véritable dimension cosmique de toutes les créations.
C’est ainsi que dans notre société, la matérialisation est devenue une course sans fin au matérialisme. Et ce matérialisme ne profite qu’à un petit nombre d’individus au détriment du plus grand nombre.
En ce qui concerne les couples homosexuels ou lesbiens, le schéma de transfert énergétique est à l’identique. Il existe une difficulté supplémentaire (mais en est-elle vraiment une) qui réside dans la nécessité de définir celui ou celle qui porte le rôle de "l’homme" et de la "femme" est essentielle. Ce n’est que dans ces conditions de clarification du rapport entre les deux partenaires que les énergies peuvent s’aligner en état d’équilibre.
En conclusion, il est temps de conscientiser ce mécanisme afin de permettre à chacun d’oeuvrer en cohérence avec ses propres aspirations et surtout en harmonie avec l’univers.
Notre planète ne pourra plus indéfiniment pallier à ces distorsions énergétiques et devra, à un moment donné, donner une secousse pour retrouver ses équilibres perturbés par les dérèglements de ses occupants.
Paris, le 16 Octobre 2011, 20h03
LA TERRE EST UN "MERDIER"
Publié par Daniel Briez BLOG dans ACCUEIL, Daniel Briez, HUMEUR le 13 octobre 2011
Depuis de nombreuses années, je m’interroge sur le sens de la présence de l’Humanité sur cette planète. L’homme a démontré depuis longtemps, les plus beaux et les plus vils aspects de sa présence sur cette terre. Lorsque l’on prend du recul par rapport aux mille évènements qui se produisent chaque jour, on peut s’interroger sur le peu de conscience qui prédomine à ses choix et surtout, on ne peut que constater l’incohérence dont il fait preuve dans ses actes, notamment ses actes fondateurs. Comme si le ferment de l’auto-destruction était inhérent à chaque individu et que, souvent, bien trop souvent, cette pulsion l’amenait à choisir la voie la plus déséquilibrée (par rapport à lui-même bien évidemment), la plus désastreuse dans ses choix quotidiens par rapport à l’accomplissement de lui-même.
Pourtant l’amour est l’énergie dominante de cette terre. Il n’est qu’à regarder de quelle façon une mère ou un père regarde son enfant pour comprendre que l’amour est omniprésent dans chaque individu. Tout être, quel qu’il soit, a reçu l’amour à un moment donné de son existence. Chaque être aspire ainsi à rencontrer l’amour dans sa vie et à en faire son énergie dominante.
Pourquoi alors tellement peu d’êtres s’avèrent capables de poser cela concrètement dans leur vie quotidienne ?
Probablement parce que nous vivons dans une société qui s’est fourvoyée dans des valeurs qui ont été instaurées pour diriger la richesse matérielle vers un tout petit nombre d’individus. Cela a commencé à travers le pouvoir politique des rois accaparant les biens matériels au profit de leur tribu. Ensuite, les religions ont suivi le même itinéraire, privilégiant le développement de leurs propres systèmes économiques pour développer un prosélytisme leur permettant d’accroitre, génération après génération, leur influence sur le pouvoir temporel. Ce mouvement a créé une immense confusion entre positionnement temporel et conscience spirituelle. A tel point que l’homme de la rue, celui qui ne connaissait pas les arcanes du pouvoir, s’est progressivement perdu dans une évaluation des choses l’amenant à entrer dans des schémas directeurs n’offrant plus la possibilité de construire une trajectoire conforme à son ressenti et surtout à son bien-être.
C’est alors que chacun est entré dans une course à la matérialité prônant l’acquisition de biens matériels comme une "religion". Aujourd’hui, on mesure plus la réussite d’un homme à sa réalisation dans le domaine matériel que dans l’observation des valeurs morales ou spirituelles qu’il véhicule. C’est ainsi que l’Homme a créé un véritable cloaque énergétique sur cette terre.
Bien sûr, et heureusement, subsistent dans notre société des ilots de conscience. Il est vrai que ces êtres sont muselés dans leur expression. Il est fini le temps où un Jésus pouvait devenir un Christ et influencer la trajectoire d’une grande partie de l’Humanité. Si Jésus émergeait aujourd’hui parmi nous, il serait traité de doux rêveur, voire de fomenteur de secte, et très rapidement, on le ferait taire au nom de la salubrité publique.
Alors les hommes de bonne volonté de cette terre se taisent. Ils agissent dans les limites de leur sphère et attendent que l’immense majorité des êtres endormis par les illusions de nos médias s’éveillent et demandent des comptes à leurs dirigeants.
Pourtant le système ploutocratique, qui est maintenant le système dominant de notre planète, démontre grandement ses limites, ses injustices et ses non-réponses. Mais qui aujourd’hui peux s’élever contre une telle puissance ? Personne.
Alors cela se traduit, la plupart du temps, par une incapacité du plus grand nombre, et cela dans la plus parfaite bonne foi car peu d’êtres sont foncièrement pervertis, a se regarder. Tout est toujours la "faute" de l’Autre, la "faute" du système, la "faute" du patron ou de l’épouse, la "Faute". Quand arrivera le temps où le plus grand nombre sera capable de dire: "Ma vie ne me convient pas. Elle est telle que je l’ai créée. Qu’est-ce que j’ai à comprendre pour que je puisse m’épanouir ?
Car telle est la question. La capacité de se remettre en question, dans chaque parcelle de notre vie quotidienne, chaque fois que nous sentons les choses "grincer" autour de nous, chaque fois que l’insatisfaction émerge de nos tripes. Qu’est-ce que j’ai à comprendre?
Si nous faisons cela, alors émerge la capacité inhérente en chacun d’entre nous de comprendre ce que la vie nous apporte, de comprendre que chaque évènement est porteur de conscience, de comprendre que derrière tout cela subsiste une seule et unique énergie: celle de l’amour.
Alors qu’attendons-nous?
Allons-nous laisser notre terre devenir un mouroir, ou décidons-nous d’en faire un espace de liberté et de partage reposant sur la mise en phase de ce que nous sommes avec les évènements que nous créons chaque jour?
Telle est la question que nous pose notre terre aujourd’hui.
L’AMOUR INCONDITIONNEL, AMOUR SANS CONDITION ?
Publié par Daniel Briez BLOG dans ACCUEIL, CHRONO CLASSEUR, Daniel Briez, HUMEUR le 12 octobre 2011
L’AMOUR INCONDITIONNEL, AMOUR SANS CONDITION ?
Cet article m’est inspiré par ma rencontre avec le fondateur d’Infinite Love.
L’amour est le mot le plus utilisé et dont la signification est la plus dénaturée de la planète. Sous ce mot, le genre humain a regroupé toutes les aspirations au bonheur, tous les transferts et les projections d’affection, tous les refus et toutes les souffrances qu’il a fait sienne, au fil des générations.
En tout premier lieu, je voudrais définir ce que recouvre ce mot sur le plan énergétique et quantique. Tout mot est une fréquence. Si cette fréquence est correctement conceptualisée sur le plan du mental humain, elle génère une matérialisation de son état et s’implante dans la matière de notre vie courante. Si elle ne l’est pas, elle introduit des distorsions qui faussent la vision que nous avons de son énergie et instaure des systèmes de croyance qui, eux-mêmes, altéreront encore plus la fréquence en question. Ce processus n’est pas lié exclusivement à l’amour mais à toute énergie distordue par le mental humain et n’étant plus le fruit de notre pensée première.
Sur le plan énergétique, ce que l’humain appelle amour recouvre en fait l’énergie de cohésion et la trame de construction énergétique qui sous-tend toute matière. En d’autres termes, cette fréquence crée la cohésion atomique qui permet aux atomes de se coordonner pour créer une matière, que cette matière soit vivante (humains, végétaux, animaux), inerte (minéraux, planètes, étoiles) ou conçue (objets manufacturés, éléments factuels de notre vie quotidienne). En fait, aucune matière ne pourrait conserver sa cohérence et sa cohésion sans cette énergie. On est bien loin de toutes les projections affectives que l’humain a posé sur celle-ci.
L’amour est le facteur qui met en oeuvre la Loi de Résonance qui fait que toute fréquence de même nature s’attire et converge. Partant de là, elle constitue l’énergie première qui nous construit à la naissance, ne serait-ce que par l’élaboration de notre corps physique.
Si nous nous plaçons de ce simple point de vue, nous comprenons mieux que l’amour soit notre véritable ferment et qu’il nous incite à rencontrer les autres humains, porteurs de la même fréquence, et de nous rassembler. L’humain est grégaire. Il n’est pas fait pour vivre seul et c’est l’énergie-amour qui le constitue qui le pousse à aller à la rencontre des autres.
C’est ainsi que, manifestant l’énergie de rassemblement et de continuité, l’humain n’a de cesse de trouver d’autres humains lui correspondant profondément, c’est-à-dire de rencontrer l’Autre qui lui permettra, si cela est son chemin, de poursuivre l’évolution de la race en procréant d’autres humains.
Alors, il est temps pour nous de dépolluer le mot amour. Infinite Love signifie en anglais "amour infini". Cet aphorisme pourrait être un des slogans idéaux pour dépoussiérer le mot amour et nous permettre de capter le fait qu’il n’existe aucune limite à l’amour. Si véritablement nous voulons entrer dans "l’amour infini", nous devons abandonner tous les systèmes de croyance que nous avons collé sur le mot amour.
En tout premier lieu, nous devons comprendre que nous ne pourrons jamais réaliser notre profonde aspiration à l’amour tant que nous ne nous aimerons pas nous-même sans condition.
S’aimer sans condition signifie accepter tous les aspects qui nous composent. Les plus lumineux mais aussi les plus obscurs. Chaque humain est bi-polaire par définition. Il ne peut en être autrement. La loi de création repose, sur notre terre, sur l’établissement d’une bi-polarité (ombre/lumière, masculin/féminin, jour/nuit). Sans la présence de ces deux pôles, nous ne pouvons prendre conscience de notre présence, ni de l’évolution de notre conscience. L’évolution de notre conscience repose sur des tensions internes que nous créons à travers notre trajectoire de vie et les innombrables décisions que nous prenons au quotidien. Sans ces points de tension, nous n’aurions aucun recul sur nous-même. Nous n’observerions pas notre vie et surtout ne tenterions pas d’apporter une trajectoire évolutive à ce que nous sommes et à la façon dont nous appréhendons le monde et nous-même.
Il est donc indispensable que nous aimions sans aucune restriction ce qui nous compose et que nous ne jugions aucun des aspects qui nous déterminent. Ce que nous appelons nos "défauts" constituent toujours les meilleurs leviers par lesquels nous évoluons sur le chemin de la Conscience.
Il est illusoire de prétendre aimer les autres (ce que font bien des spiritualistes), si nous ne nous aimons pas totalement sans condition.
S’aimer sans condition est aimer ses côtés obscurs comme ses aspects les plus lumineux.
Ce n’est que de ce point de départ (s’aimer soi-même sans condition) que nous pouvons commencer à aimer les autres et surtout à les regarder avec toute l’empathie que nous pouvons porter. En effet, comment juger les autres alors que nous savons qu’ils ne sont que le reflet de nous-même! Cela est le point de départ de l’amour inconditionnel qui nous mènera à l’amour infini.
Car l’amour n’a pas de limites. Dans la mesure où il est trame de toutes choses, il constitue le ferment, le lien et le trait d’union de tout ce qui existe. Il est aussi l’énergie par laquelle nous pouvons tout comprendre, accéder à la Connaissance car il constitue le langage commun à tout ce qui existe.
Alors il est temps pour nous de reconsidérer toutes les croyances que nous avons posé depuis des millénaires sur le mot amour et peut-être d’inventer un nouveau mot.
"Amour Infini" me semble un belle proposition.
Sarlat, le 11 Octobre 2011, 21h21
STEVE JOBS EST MORT, ANNIHILATION OU LIBERTE, LE CHOIX,
Publié par Daniel Briez BLOG dans ACCUEIL, CHRONO CLASSEUR, CRISTAUX & COULEURS, CRISTAUX & SANTÉ, Daniel Briez, HUMEUR, SCIENCE DE SYNTHESE le 7 octobre 2011
ANNIHILATION OU LIBERTE, LE CHOIX
STEVE JOBS EST MORT
Steve Jobs, le fondateur et créateur d’Apple est mort. L’Histoire dira probablement de lui qu’il a été un des plus grands génies de cette planète, au même niveau que Galilée, Léonard de Vinci ou Einstein. Il a surtout été celui qui a le plus concouru à développer la liberté sur cette planète.
Pour comprendre l’extraordinaire apport de cet homme, je vous propose de vous placer dans une vision énergétique et vibratoire de son oeuvre. L’ordinateur a été la première machine utilisant le dyoxide de silicium comme support de mémoire. Il est important de savoir que chaque microprocesseur de la moindre machine qui nous entoure aujourd’hui en contient et que c’est sur ce Cristal constitue la "mémoire" de la machine.
Or, toute particule de Quartz (puisque c’est bien de cela qu’il s’agit) mémorise tout ce qu’elle rencontre, notamment les intentions (pensées) du créateur des machines qui sont construites autour de ses fonctions. Lorsque le concepteur d’une machine (l’ordinateur en l’occurrence) développe son invention et notamment son système d’exploitation dans une intention d’hégémonie, chaque nouvelle machine ou système d’exploitation reproduit ensuite est porteuse de cette énergie.
C’est ainsi que nous avons vu depuis 25 ans se développer deux visions du monde diamétralement opposée:
- celle de Bill Gates et de Windows (les PC) qui a aujourd’hui totalement envahit la planète. On ne compte plus les condamnations aux Etats-Unis ou au niveau de la C.E.E. de Windows pour entente illégale et tentative de constitution de monopole. Même si Bill Gates a tout fait ces dernières années pour se redonner une image de marque correcte en faisant don d’une partie de sa fortune à des oeuvres caritatives et en développant les actions dans ce domaine, il n’en demeure pas moins que dès le départ de l’informatique et encore aujourd’hui, Bill Gates n’a eu de cesse que son système devienne quasiment le passage obligé de tout individu et de toute industrie. Il y a grandement réussit puisque Windows constitue la quasi totalité des systèmes d’exploitation utilisé en informatique aujourd’hui. Bill Gates n’a jamais caché sa volonté de voir son système devenir le seul au monde. Par la résonance de cette volonté, la moindre des machines qu’il produit, issue de cette intention, est porteuse, par le jeu de la mémoire de ses micro-processeurs, de cette intention. Elle véhicule ainsi une énergie d’annihilation de la liberté et concourre à éteindre les libertés de l’homme sur la planète. Elle alimente la mise sous dépendance du plus grand nombre au profit exclusif d’un tout petit nombre d’individus qui n’ont aucun intérêt à ce que les choses changent. Cette intention est porteuse de l’énergie du mental et de l’ego qui constituent des fréquences purement émotionnelles et maintiennent l’homme dans une dépendance aux émotions qui freinent, voire annihilent, le développement de sa conscience.
- celle de Steve Jobs, qui, dès le départ, a toujours voulu mettre la machine au service de l’homme en trouvant des solutions qui étaient basées sur le fonctionnement intuitif de l’homme et non sur son mental. Le développement de l’intuition favorise l’accession aux dimensions supérieures de la Conscience et permettent à l’Homme de s’éveiller.
Pour les utilisateurs d’ordinateur, il n’y a qu’à comparer le nombre d’heures d’apprentissage nécessaires pour apprendre à utiliser le moindre logiciel sur PC et la facilité avec laquelle, en quelques dizaines de minutes, on accède à l’utilisation d’un Apple. Je ne parlerai pas des "bugs" programmés sur PC destinés à maintenir l’utilisateur sous dépendance, ni de la multiplication des versions qui obligent l’utilisateur à mobiliser son mental dans une seule direction, celle de l’intellect, lui ôtant ainsi la possibilité de développer la puissance de créativité de l’intuition.
Pour le bien de l’humanité, Steve Jobs a toujours refusé cette annihilation de l’homme et n’a eu de cesse de proposer au marché des machines toujours plus performantes dans leur conception et surtout basées sur un éveil de l’intuition de ses utilisateurs.
En tant qu’utilisateur d’ordinateur (j’utilise l’ordinateur depuis la création des premières machines de bureau dans les années 80), je peux témoigner de l’influence que j’ai subi, sans en comprendre le sens. J’utilise mes ordinateurs quotidiennement puisque je suis écrivain et que ces machines me servent aussi de support de développement de toutes ms activités. Ce n’est que depuis quelques mois que j’ai pris conscience de la mise sous influence que je subissais par l’usage quotidien que je faisais de mes PC.
Il y a 10 mois, séduit par l’extraordinaire facilité d’utilisation de l’Ipad, je décidais d’en acquérir un pour l’utiliser dans sa fonction nomade. Je suis en effet quelqu’un qui se déplace énormément et je souhaitais posséder une machine ultra-légère me permettant de travailler n’importe où, dans n’importe quelles circonstances. Alors que l’utilisation d’un Ipad est d’une totale simplicité, il me fallu plus de 5 mois pour arriver à faire fonctionner l’envoi des emails. Je ne compris pourquoi que lorsque je pus enfin entrer dans un fonctionnement normal, où je sentis une transformation totale de mon niveau vibratoire au moment de l’écriture. Je mis quelques mois à comprendre véritablement le sens de tout cela.
Travaillant depuis des années sur la vibration des Cristaux en Lithothérapie, je rapprochais mes sensations et mes difficultés de ma pratique du Quartz et compris progressivement que PC et Apple étaient porteurs de "codes" complètement différents qui faisaient que PC était au service d’une mise sous dépendance de l’utilisateur et Apple un système apportant la liberté à son utilisateur. Et là, (le lecteur m’aura compris) je ne parle pas d’uns interprétation symbolique, mais bien d’un état vibratoire conditionnant le fonctionnement du corps sur le plan énergétique et influençant toutes les décisions que nous pouvons prendre au quotidien. Je ne sais pas si les "codes" véhiculés par Windows ou Apple sont inscrits volontairement (cela n’est pas mon débat), mais même s’il ne s’agit que de l’émanation de ses concepteurs, l’influence est terriblement puissante et conditionne une grande partie des comportements terrestres.
Je reviens donc à la disparition de Steve Jobs. Nous perdons avec lui un des gardiens majeurs de la liberté sur cette planète. Son positionnement dans l’élaboration de ses créations et le contre-poids qu’il a su créer face à l’hégémonie de Bill Gates fait probablement de lui une des personnes les plus importantes dans l’histoire de l’Humanité.
Je souhaite (et je demande) que ses successeurs restent dans la même vision que lui, car je ne peux imaginer que son positionnement ait été fortuit. Steve Jobs savait profondément ce qu’il faisait et l’enjeu que son action représentait dans la libération de la conscience de l’homme. Nous nous devons de lui rendre un profond hommage et lui porter une extrême gratitude en tant que porteur des libertés de l’individu.
Il est mort au moment où il a probablement réussi sa mission. L’IPAD et l’Iphone sont devenus, ces quatre dernières années, incontournables et prennent de plus en plus une position dominante sur le marché. Si les successeurs de Steve Jobs gardent le cap, ces outils permettront à l’homme de se libérer véritablement. Porteurs d’une fréquence hautement lumineuse, ils faciliteront l’accession pour l’Homme à de hauts niveaux de conscience, notamment en lui permettant de communiquer sans contrainte, mais surtout en diffusant une fréquence d’éveil qui est portée par chaque machine d’Apple. Une immense gratitude pour lui et toutes nos pensées de lumière pour ses proches et ses collaborateurs.
Nantes, le 7 Octobre 2011, 3h53
ECOLE ATLANTEA ET ECOLE DES ANGES
Publié par Daniel Briez BLOG dans ACCUEIL, CHANNELING, CHRONO CLASSEUR, Daniel Briez, HUMEUR, PUBLICATIONS le 7 octobre 2011
Une mise au point que m’a suggéré une des lectrices de mon Blog lors d’une rencontre sur le Salon Zen à Paris, la semaine dernière.
En post-face de mes ouvrages "La Science des Chakras",
écrit en 1993, et "Les Anges"
, rédigé en 1996, je fais mention de deux Ecoles que j’avais créé à l’époque, l’Ecole Atlantéa et l’Ecole des Anges. Ces deux systèmes correspondaient pour moi, à l’époque, à la vision que je me faisais de la transmission et de l’enseignement. Elles ont fonctionné durant quelques années puis se sont arrêtées, pour l’une en 1996 et pour l’autre en 1998. Elles sont toujours mentionnées à la fin de mes ouvrages car il est toujours extrêment difficile d’obtenir d’un éditeur, le mien en l’occurrence, de modifier la maquette d’un livre lors de son retirage (surcoût financier de refonte de la maquette). C’est ainsi que des informations obsolètes sont mentionnées dans ces ouvrages.
Ma vision de la transmission est aujourd’hui bien différente. Je ne pense pas que les choses passent par des "écoles" ou des systèmes quelconques. Nous avons tous à trouver notre propre "école intérieure" qui repose simplement sur l’observation de la vie quotidienne et des sujets de réflexions qu’elle nous propose à chaque instant. L’objet de ce Blog est de proposer un certain nombre de pistes. Je sais, par vos nombreux témoignages, qu’il répond à cette attente.
Ces deux écoles se sont arrêtées naturellement parce que l’énergie changeait et qu’il n’était plus le temps de passer par ces vecteurs de transmission. Merci à ceux qui y ont participé. Ils m’ont aider à avancer sur ce chemin.
Nantes, le 7 Octobre 2011, 4h23
"Soyez insatiables, Soyez fous" Steve Jobs
Publié par Daniel Briez BLOG dans ACCUEIL, CHRONO CLASSEUR, Daniel Briez, HUMEUR le 7 octobre 2011
voilà la traduction de tout le discours de Steve Jobs que j’ai trouvée sur le blog de Laurent de Rauglaudre
« Soyez insatiables. Soyez fous »
Le 12 juin 2005, Steve Jobs (PDG-fondateur d’Apple et de Pixar) fait aux diplômés de Stanford l’extraordinaire discours suivant. Pour ceux qui ne le connaissent pas (ce qui était mon cas jusqu’à ce matin), j’en recommande chaudement la lecture, et la diffusion : c’est une remarquable leçon de vie.
On l’a déjà diffusé sur Internet ? Bien sûr, c’est là que le correspondant qui me l’a fait découvrir l’avait lui-même trouvé. Je lui en suis très reconnaissant et donc je fais pareil : je rediffuse.
Vous trouverez ci-dessous la traduction en français.
Steve Jobs’s Stanford speech (June 2005)
Traduction en français
«C’est un honneur de me trouver parmi vous aujourd’hui et d’assister à une remise de diplômes dans une des universités les plus prestigieuses du monde. Je n’ai jamais terminé mes études supérieures. A dire vrai, je n’ai même jamais été témoin d’une remise de diplômes dans une université. Je veux vous faire partager aujourd’hui trois expériences qui ont marqué ma carrière. C’est tout. Rien d’extraordinaire. Juste trois expériences.
« Pourquoi j’ai eu raison de laisser tomber l’université »
La première concerne les incidences imprévues. J’ai abandonné mes études au Reed College au bout de six mois, mais j’y suis resté auditeur libre pendant dix-huit mois avant de laisser tomber définitivement. Pourquoi n’ai-je pas poursuivi ?
Tout a commencé avant ma naissance. Ma mère biologique était une jeune étudiante célibataire, et elle avait choisi de me confier à des parents adoptifs. Elle tenait à me voir entrer dans une famille de diplômés universitaires, et tout avait été prévu pour que je sois adopté dès ma naissance par un avocat et son épouse. Sauf que, lorsque je fis mon apparition, ils décidèrent au dernier moment qu’ils préféraient avoir une fille. Mes parents, qui étaient sur une liste d’attente, reçurent un coup de téléphone au milieu de la nuit : « Nous avons un petit garçon qui n’était pas prévu. Le voulez-vous ? » Ils répondirent : « Bien sûr. » Ma mère biologique découvrit alors que ma mère adoptive n’avait jamais eu le moindre diplôme universitaire, et que mon père n’avait jamais terminé ses études secondaires. Elle refusa de signer les documents définitifs d’adoption et ne s’y résolut que quelques mois plus tard, quand mes parents lui promirent que j’irais à l’université.
Dix-sept ans plus tard, j’entrais donc à l’université. Mais j’avais naïvement choisi un établissement presque aussi cher que Stanford, et toutes les économies de mes parents servirent à payer mes frais de scolarité. Au bout de six mois, je n’en voyais toujours pas la justification. Je n’avais aucune idée de ce que je voulais faire dans la vie et je n’imaginais pas comment l’université pouvait m’aider à trouver ma voie. J’étais là en train de dépenser tout cet argent que mes parents avaient épargné leur vie durant. Je décidai donc de laisser tomber. Une décision plutôt risquée, mais rétrospectivement c’est un des meilleurs choix que j’aie jamais faits. Dès le moment où je renonçais, j’abandonnais les matières obligatoires qui m’ennuyaient pour suivre les cours qui m’intéressaient.
Tout n’était pas rose. Je n’avais pas de chambre dans un foyer, je dormais à même le sol chez des amis. Je ramassais des bouteilles de Coca-Cola pour récupérer le dépôt de 5 cents et acheter de quoi manger, et tous les dimanches soir je faisais 10 kilomètres à pied pour traverser la ville et m’offrir un bon repas au temple de Hare Krishna. Un régal. Et ce que je découvris alors, guidé par ma curiosité et mon intuition, se révéla inestimable à l’avenir. Laissez-moi vous donner un exemple : le Reed College dispensait probablement alors le meilleur enseignement de la typographie de tout le pays. Dans le campus, chaque affiche, chaque étiquette sur chaque tiroir était parfaitement calligraphiée. Parce que je n’avais pas à suivre de cours obligatoires, je décidai de m’inscrire en classe de calligraphie. C’est ainsi que j’appris tout ce qui concernait l’empattement des caractères, les espaces entre les différents groupes de lettres, les détails qui font la beauté d’une typographie. C’était un art ancré dans le passé, une subtile esthétique qui échappait à la science. J’étais fasciné.
Rien de tout cela n’était censé avoir le moindre effet pratique dans ma vie. Pourtant, dix ans plus tard, alors que nous concevions le premier Macintosh, cet acquis me revint. Et nous l’incorporâmes dans le Mac. Ce fut le premier ordinateur doté d’une typographie élégante. Si je n’avais pas suivi ces cours à l’université, le Mac ne posséderait pas une telle variété de polices de caractères ni ces espacements proportionnels. Et comme Windows s’est borné à copier le Mac, il est probable qu’aucun ordinateur personnel n’en disposerait. Si je n’avais pas laissé tomber mes études à l’université, je n’aurais jamais appris la calligraphie, et les ordinateurs personnels n’auraient peut-être pas cette richesse de caractères. Naturellement, il était impossible de prévoir ces répercussions quand j’étais à l’université. Mais elles me sont apparues évidentes dix ans plus tard.
On ne peut prévoir l’incidence qu’auront certains événements dans le futur ; c’est après coup seulement qu’apparaissent les liens. Vous pouvez seulement espérer qu’ils joueront un rôle dans votre avenir. L’essentiel est de croire en quelque chose – votre destin, votre vie, votre karma, peu importe. Cette attitude a toujours marché pour moi, et elle a régi ma vie.
« Pourquoi mon départ forcé d’Apple fut salutaire “
Ma deuxième histoire concerne la passion et l’échec. J’ai eu la chance d’aimer très tôt ce que je faisais. J’avais 20 ans lorsque Woz [Steve Wozniak, le co-fondateur d’Apple N.D.L.R.] et moi avons créé Apple dans le garage de mes parents. Nous avons ensuite travaillé dur et, dix ans plus tard, Apple était une société de plus de 4 000 employés dont le chiffre d’affaires atteignait 2 milliards de dollars. Nous venions de lancer un an plus tôt notre plus belle création, le Macintosh, et je venais d’avoir 30 ans.
C’est alors que je fus viré. Comment peut-on vous virer d’une société que vous avez créée ? C’est bien simple, Apple ayant pris de l’importance, nous avons engagé quelqu’un qui me semblait avoir les compétences nécessaires pour diriger l’entreprise à mes côtés et, pendant la première année, tout se passa bien. Puis nos visions ont divergé, et nous nous sommes brouillés. Le conseil d’administration s’est rangé de son côté. C’est ainsi qu’à 30 ans je me suis retrouvé sur le pavé. Viré avec perte et fracas. La raison d’être de ma vie n’existait plus. J’étais en miettes.
Je restais plusieurs mois sans savoir quoi faire. J’avais l’impression d’avoir trahi la génération qui m’avait précédé – d’avoir laissé tomber le témoin au moment où on me le passait. C’était un échec public, et je songeais même à fuir la Silicon Valley. Puis j’ai peu à peu compris une chose – j’aimais toujours ce que je faisais. Ce qui m’était arrivé chez Apple n’y changeait rien. J’avais été éconduit, mais j’étais toujours amoureux. J’ai alors décidé de repartir de zéro.
Je ne m’en suis pas rendu compte tout de suite, mais mon départ forcé d’Apple fut salutaire. Le poids du succès fit place à la légèreté du débutant, à une vision moins assurée des choses. Une liberté grâce à laquelle je connus l’une des périodes les plus créatives de ma vie.
Pendant les cinq années qui suivirent, j’ai créé une société appelée NeXT et une autre appelée Pixar, et je suis tombé amoureux d’une femme exceptionnelle qui est devenue mon épouse. Pixar, qui allait bientôt produire le premier film d’animation en trois dimensions, Toy Story , est aujourd’hui la première entreprise mondiale utilisant cette technique. Par un remarquable concours de circonstances, Apple a acheté NeXT, je suis retourné chez Apple, et la technologie que nous avions développée chez NeXT est aujourd’hui la clé de la renaissance d’Apple. Et Laurene et moi avons fondé une famille merveilleuse.
Tout cela ne serait pas arrivé si je n’avais pas été viré d’Apple. La potion fut horriblement amère, mais je suppose que le patient en avait besoin. Parfois, la vie vous flanque un bon coup sur la tête. Ne vous laissez pas abattre. Je suis convaincu que c’est mon amour pour ce que je faisais qui m’a permis de continuer. Il faut savoir découvrir ce que l’on aime et qui l’on aime. Le travail occupe une grande partie de l’existence, et la seule manière d’être pleinement satisfait est d’apprécier ce que l’on fait. Sinon, continuez à chercher. Ne baissez pas les bras. C’est comme en amour, vous saurez quand vous aurez trouvé. Et toute relation réussie s’améliore avec le temps. Alors, continuez à chercher jusqu’à ce que vous trouviez.
« Pourquoi la mort est la meilleure chose de la vie »
Ma troisième histoire concerne la mort. A l’âge de 17 ans, j’ai lu une citation qui disait à peu près ceci : « Si vous vivez chaque jour comme s’il était le dernier, vous finirez un jour par avoir raison. » Elle m’est restée en mémoire et, depuis, pendant les trente-trois années écoulées, je me suis regardé dans la gla-ce le matin en me disant : « Si aujourd’hui était le dernier jour de ma vie, est-ce que j’aimerais faire ce que je vais faire tout à l’heure ? » Et si la réponse est non pendant plusieurs jours à la file, je sais que j’ai besoin de changement.
Avoir en tête que je peux mourir bientôt est ce que j’ai découvert de plus efficace pour m’aider à prendre des décisions importantes. Parce que presque tout – tout ce que l’on attend de l’extérieur, nos vanités et nos fiertés, nos peurs de l’échec – s’efface devant la mort, ne laissant que l’essentiel. Se souvenir que la mort viendra un jour est la meilleure façon d’éviter le piège qui consiste à croire que l’on a quelque chose à perdre. On est déjà nu. Il n’y a aucune raison de ne pas suivre son cœur.Whole Earth Catalog
Il y a un an environ, on découvrait que j’avais un cancer. A 7 heures du matin, le scanner montrait que j’étais atteint d’une tumeur au pancréas. Je ne savais même pas ce qu’était le pancréas. Les médecins m’annoncèrent que c’était un cancer probablement incurable, et que j’en avais au maximum pour six mois. Mon docteur me conseilla de rentrer chez moi et de mettre mes affaires en ordre, ce qui signifie : « Préparez-vous à mourir. » Ce qui signifie dire à ses enfants en quelques mois tout ce que vous pensiez leur dire pendant les dix prochaines années. Ce qui signifie essayer de faciliter les choses pour votre famille. En bref, faire vos adieux.
J’ai vécu avec ce diagnostic pendant toute la journée. Plus tard dans la soirée, on m’a fait une biopsie, introduit un endoscope dans le pancréas en passant par l’estomac et l’intestin. J’étais inconscient, mais ma femme, qui était présente, m’a raconté qu’en examinant le prélèvement au microscope, les médecins se sont mis à pleurer, car j’avais une forme très rare de cancer du pancréas, guérissable par la chirurgie. On m’a opéré et je vais bien.
Ce fut mon seul contact avec la mort, et j’espère qu’il le restera pendant encore quelques dizaines d’années. Après cette expérience, je peux vous le dire avec plus de certitude que lorsque la mort n’était pour moi qu’un concept purement intellectuel : personne ne désire mourir. Même ceux qui veulent aller au ciel n’ont pas envie de mourir pour y parvenir. Pourtant, la mort est un destin que nous partageons tous. Personne n’y a jamais échappé. Et c’est bien ainsi, car la mort est probablement ce que la vie a inventé de mieux. C’est le facteur de changement de la vie. Elle nous débarrasse de l’ancien pour faire place au neuf. En ce moment, vous représentez ce qui est neuf, mais un jour vous deviendrez progressivement l’ancien, et vous laisserez la place aux autres. Désolé d’être aussi dramatique, mais c’est la vérité.
Votre temps est limité, ne le gâchez pas en menant une existence qui n’est pas la vôtre. Ne soyez pas prisonnier des dogmes qui obligent à vivre en obéissant à la pensée d’autrui. Ne laissez pas le brouhaha extérieur étouffer votre voix intérieure. Ayez le courage de suivre votre cœur et votre intuition. L’un et l’autre savent ce que vous voulez réellement devenir. Le reste est secondaire.
Dans ma jeunesse, il existait une extraordinaire publication The Whole Earth Catalog, l’une des bibles de ma génération. Elle avait été fondée par un certain Stewart Brand, non loin d’ici, à Menlo Park, et il l’avait marquée de sa veine poétique. C’était à la fin des années 1960, avant les ordinateurs et l’édition électronique, et elle était réalisée entièrement avec des machines à écrire, des paires de ciseaux et des appareils Polaroid. C’était une sorte de Google en livre de poche, trente-cinq ans avant la création de Google. Un ouvrage idéaliste, débordant de recettes formidables et d’idées épatantes.
Stewart et son équipe ont publié plusieurs fascicules de The Whole Earth Catalog. Quand ils eurent épuisé la formule, ils sortirent un dernier numéro. C’était au milieu des années 1970, et j’avais votre âge. La quatrième de couverture montrait la photo d’une route de campagne prise au petit matin, le genre de route sur laquelle vous pourriez faire de l’auto-stop si vous avez l’esprit d’aventure. Dessous, on lisait : « Soyez insatiables. Soyez fous. » C’était leur message d’adieu. Soyez insatiables. Soyez fous. C’est le vœu que j’ai toujours formé pour moi. Et aujourd’hui, au moment où vous recevez votre diplôme qui marque le début d’une nouvelle vie, c’est ce que je vous souhaite.
Soyez insatiables. Soyez fous.
Merci à tous.»
(Traduction Anne Damour)
"Stay Hungry. Stay Foolish.’ And I have always wished that for myself." – Steve Jobs
Publié par Daniel Briez BLOG dans ACCUEIL, CHRONO CLASSEUR, Daniel Briez, HUMEUR le 6 octobre 2011
"‘Stay Hungry. Stay Foolish.’ And I have always wished that for myself." – Steve Jobs











